Ce matin à 8h30, Hélène Caplat, sous-préfet d’arrondissement, Véronique Castro, directrice de la DDCDPP, et Patrick Destrem, des Affaires Sociales, ont visité le centre d’hébergement d’urgence de l’association Hérisson Bellor situé dans une aile de l’ancienne maison de retraite de la Bouriette (l’autre étant dédiée aux associations caritatives et humanitaires: Croix Rouge, Secours Populaire et Secours Catholique).
Si l’association Hérisson Bellor (association loi 1901 reconnue d’utilité publique depuis 1866) propose à côté du pôle social et médico-social un ensemble de structures d’insertion, de formation, c’est le dispositif d’accompagnement et d’hébergement d’urgence qui fait en ce moment l’objet de toutes les attentions depuis le début du plan hiver.
«Nous avons sur un même site plusieurs entrées: l’accueil de jour, le dispositif d’hébergement d’urgence, des lits halte soins santé, nous assurons des permanences médico-sociales et nous gérons jour et nuit le 115 en coordonnant tous les accueils d’urgence du département» indique David Deceuninck, directeur de la structure depuis 2006.
«Nous fonctionnons à 90% grâce aux crédits de l’Etat, nous avons des aides du Conseil général notamment pour le plan d’insertion, de l’ARS qui finance les 4 lits de la structure halte soins santé et la Mairie de Pamiers»
Mais depuis quelques temps les structures d’hébergement d’accueil sont confrontées à un nouveau public, celui des demandeurs d’asile ou de jeunes en rupture, des demandes qui vont crescendo et qui inquiètent ces responsables locaux.
L’accueil de jour débute à partir de 9h le matin, il permet aux personnes de se doucher, au chaud, de se restaurer et d’avoir des vêtements propres.
C’est heure à laquelle Patricia quitte son service. Elle vient de faire la nuit, s’est occupée des repas soirée et du collectif, l’animatrice a répondu aux appels du 115 en orientant les différents appels sur les structures d’hébergements disponibles car l’hébergement d’urgence d’Hérisson Bellor est au complet.
Le social c’est une vocation et selon elle les relations sont plus faciles quand c’est une femme: «les gens sont davantage en confiance»
Actuellement, le dispositif départemental d’accueil d’urgence est en tension, des places supplémentaires ont été ouvertes sur la salle des Canonges à Pamiers et les services de l’Etat ont conventionné avec Emmaüs pour sept places supplémentaires et il reste à Foix la possibilité d’occuper la maison des associations en cas de chute du mercure dans les jours à venir.
La nouveauté cette année consiste à établir à la sortie du plan hiver un projet territorial permettant à toutes ces familles d’être dirigées vers des propositions d’hébergement autres que l’hébergement d’urgence.
Pour cette raison Véronique Castro animait ce matin aux côtés d’Hélène Caplat à la sous-préfecture de Pamiers une réunion afin d’établir ce projet territorial de sortie d’hiver (avec les partenaires de Pôle Emploi, la Direccte, Herisson Bellor):
«Ce dispositif privilégie la prise en charge des personnes accueillies dans des dispositifs assurant un accueil décent et un accompagnement personnalisé… nous faisons des examens au cas par cas afin de voir quelles sont les familles ou les personnes à diriger vers un travail ou vers d’autres propositions»
L’objectif étant de sortir de la gestion saisonnière des sans-abri et de pouvoir leur offrir autre chose que la précarité.
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