Le sport au sein des établissements pénitentiaires apparait pour la première fois en 1949.
A cette époque, la pratique sportive a déjà un double objectif: il s’agit de l’hygiène physique des détenus et l’on parle déjà de réinsertion.
Christophe Cano, préparateur physique, intervient depuis près de trois ans en milieu carcéral, à la maison d’arrêt de Foix.
Sur la centaine de détenus (prévenus et condamnés) incarcérés dans cette structure, 45% ont choisi de pratiquer sport collectif, musculation ou depuis peu des cours d’hygiène corporelle et sport, une intervention de 2h30 en salle qui affiche complet tous les vendredis.
Faire du sport en milieu carcéral, c’est respecter des règles, apprendre à mieux se connaitre, à mieux gérer l’enfermement mais aussi à briser la solitude, tisser des liens sociaux et mieux se préparer à la sortie.
Une démarche encouragée par la direction de l’administration pénitentiaire: «ici c’est une organisation presque familiale, indique Sébastien Kébbati, adjoint au directeur Alain Prat. Il est plus facile de travailler ainsi dans de petits établissements, on connait tous les détenus et on peut les orienter plus facilement car le but de la prison c’est la réinsertion.
Nous travaillons en relation avec le SPIP, le service médical, les surveillants et l’intervenant sport.
Quand un détenu arrive ici, le médecin doit produire un certificat pour savoir s’il est apte à faire du sport.
Les cardiaques sont davantage orientés vers le vélo en salle, les autres peuvent participer au sport collectif (2 fois par semaine), faire de la musculation et depuis six mois, ceux qui ont besoin de se dépenser davantage peuvent fréquenter la salle de musculation tous les jours de 7h30 à 8h30.
Tous les exercices réalisés en salle sont ensuite repris en cours d’hygiène sportive et corporelle pour ceux qui souhaitent y participer. Le sport permet de s’oxygéner, c’est un bon remède antistress et il permet de mieux se connaitre, de prendre confiance en soi»
Alexandre, 24 ans, purge une peine de 3 ans à Foix: «il faut se faire des raisons, quand on fait des bêtises, il faut assumer! Pour moi le sport c’est une échappatoire et c’est bon pour le moral.
Ici on essaie de s’occuper comme on peut: la lecture, la télé, on essaie de ne pas trop penser à la sortie surtout quand elle est loin et le sport nous aide à tenir. Je fais du foot le mardi et le jeudi matin et de la musculation une fois par semaine»
Nasser affiche un beau maillot de Chelsea. Amateur de foot et de voiture, le sport en milieu carcéral est important pour «faire passer la détention»
En fin de peine, il ne lui reste qu’un mois et demi de détention: «le fait de faire de l’exercice, d’être encadré me permet d’envisager la sortie avec moins d’appréhension.
En sortant d’ici je vais continuer à faire du sport, je pense que cela m’aidera à trouver ma place dans la société, d’avoir un travail, de retrouver une vie stable… et d’arrêter les conneries»
Pour Christophe Cano, préparateur physique et coach sportif en milieu ouvert, cette expérience en milieu carcéral est riche d’enseignements: «le sport contribue à alléger la peine.
Malgré la proximité que l’on peut avoir il faut garder une certaine distance tout en restant à l’écoute, savoir rassurer tout en leur montrant qu’ils ne sont pas là pour rien.
Physiquement il y a des améliorations et moralement aussi. Le sport sert de défouloir mais l’activité physique permet de tisser un lien social, casser la solitude»
L’intervenant a également réussi à organiser des activités complémentaires, notamment lors de la coupe du monde de rugby, ou pour le foot la visite de l’ex-professionnel Eric Carrière, originaire du département de l’Ariège.
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