Le Comité technique académique siègera lundi 14 janvier à 14h au rectorat de Toulouse.
Antoine Loguillard et Monique Gonzales de l’UNSA sont les seuls Ariégeois à y participer et ils comptent bien faire entendre leur voix pour le département de l’Ariège d’autant que les nouvelles sont plutôt bonnes, la démographie scolaire augmente à la rentrée 2013 et la dotation en postes, premier et second degrés confondus, aussi:
«Avec 45 élèves de plus prévus dans le premier degré, nous espérons à minima deux postes supplémentaires» indique Antoine Loguillard qui se refuse à de pures spéculations arithmétiques car pour lui c’est l’aspect qualitatif qui doit primer: «le département de l’Ariège est dans la difficulté: fort taux de chômage, de RSA, des zones scolaires prioritaires, un faible taux de scolarisation des enfants de moins de 3 ans… pour rattraper tous ces retards nous comptons sur deux postes pour la démographie et deux pour l’aspect qualitatif de l’enseignement»
Quant au secondaire, avec une augmentation de +369 emplois dans la région Midi-Pyrénées (contre -70 l’an passé) on peut aussi espérer des postes en plus en Ariège (bien que la démographie enregistre une certaine stabilité dans le second degré où seuls les effectifs des lycées professionnels sont en hausse).
«Le ministre a deux priorités: le collège qui est le socle commun avec des conditions d’enseignement souvent difficiles et des classes chargées et le lycée professionnel où l’on rencontre souvent des élèves en échec. Il faut leur redonner le goût d’apprendre, lutter contre le décrochage»
Les autres emplois concernant les personnels administratifs, CPE, etc… seront sur la sellette au mois de mars.
Second sujet sensible après la carte scolaire, les rythmes scolaires régissant la nouvelle semaine dans le 1er degré.
Le décret du ministre a été pris, il incombe désormais aux maires dès le 1er mars de signaler aux préfets s’ils entrent dans le dispositif dès la rentrée de septembre 2013 (dans ce cas ils auront un financement) ou s’ils attendent celle de 2014.
Selon Monique Gonzales, si les deux systèmes coexistent dans le département cela risque de compliquer les choses pour organiser le temps pédagogique, les transports scolaires et les activités périscolaires.
«Nous souhaitons un cadrage départemental, avec un endroit unique, le CDEN. Il est présidé par le préfet et la totalité des acteurs des rythmes scolaires y sont représentés: enseignants représentants des parents d’élèves, les élus, les associations complémentaires à l’école publique.
Nous allons demander au préfet de réunir un CDEN début mars, pour que la DASEN (Madame Costantini) entende les souhaits des différents partenaires.
Nous souhaitons également que les conseils d’école se réunissent, débattent de cette question et fassent des propositions. Si l’on veut que ce soit une réussite, la décision doit être collégiale, concertée et proche de la réalité du terrain»
Pour Monique Gonzales, enseignante en premier degré et directrice d’école, «il faut garantir pour le bien être de l’enfant une journée effectivement raccourcie. Des inégalités peuvent se faire jour en fonction des communes et des offres périscolaires proposées. Le temps de concertation autour de ce temps libéré est indispensable car il ne faut pas qu’il aggrave la situation des enfants défavorisés»
Le sujet n’a pas fini de faire débat.
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