En avril 2007, le «Point Accueil Ecoute Jeunes du Pays d’Olmes» (PAEJ) était créé.
Soutenu par différents organismes, dont la Protection judiciaire de la jeunesse et la Communauté de communes du Pays d'Olmes, il se donnait pour objectif «d’intervenir sur le territoire auprès des jeunes rencontrant des difficultés, quelles qu’en soient leurs natures (conflits familiaux, mal-être, échec scolaire, fugue, délinquance, violence…)»
Pour faciliter les rapports entre les jeunes et les institutions, le Pays d'Olmes se dotait alors d'un éducateur de rue, initiative unique en milieu rural dans le territoire français.
A souligner que les éducateurs de rue, spécialisés dans la prévention de la délinquance, sont parfois le dernier lien avec des jeunes abandonnés par l’école mais déjà répertoriés par la justice.
En Pays d'Olmes, Didier Richaud, éducateur de rue, occupe cette mission depuis février 2011.
Son objectif est «d’aller à la rencontre des jeunes sur leur «terrain» et non dans un cadre institutionnel avec lequel ces derniers sont souvent en rupture ou en conflit»
Ces rencontres moins formelles permettent de nouer ou renouer le dialogue.
Didier explique: «ma principale mission consiste à être un médiateur, un tisseur de liens, mais j'ai aussi un rôle préventif»
Voici peu, il avait initié un Chantier de remobilisation pour 4 jeunes (31 janvier au 15 février à Lavelanet), chantier dont le but était de «pouvoir se poser et par cette médiation déclencher chez eux une réflexion sur leurs démarches futures»
Lors du dernier Conseil communautaire, l'éducateur de rue a présenté ses missions aux élus et rappelé l'importance «d'un réseau partenarial entre éducateur et mairies. Ensemble vous et moi sommes des maillons pour ces jeunes»
Des jeunes de 10 à 30 ans présentant diverses problématiques.
Selon Didier Richaud,«15 à 20% de jeunes vont mal sur le territoire»
3 actions principales ont été définies: «suivi individuel (santé, difficultés relationnelles, scolarité, recherche d’emploi... NDRL), médiation et réseau partenarial»
Un réseau que l'éducateur qui «reste disponible» veut faire vivre.
Pour rendre lisible son travail, il remet chaque année un rapport d'activité à la CCPO. Les élus le souhaitant pourront s'en emparer.
Pour le président de la CCPO, Marc Sanchez, «cette profession est atypique mais le rôle de Didier est important, il ne se mesure pas»
Une profession atypique en effet qui intervient dans les interstices, dans cet espace mouvant qu’est la rue. Là où les institutions publiques ne sont pas.
Educateur de rue, Didier Richaud répond aux jeunes en souffrance ou sur la «mauvaise pente»; une écoute, une présence importante, dans un territoire frappé par plusieurs crises successives.
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