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Garde des enfants: les désillusions de Daniel Vranckx coupé et éloigné de son enfant après une séparation
19/02/2013 | 19:03

La révolte des papas fait la une de l’actualité avec l’action coup de poing d’un père nantais perché sur une grue pour revoir son enfant.

Cette histoire a également mis en lumière l’association SOS Papa qui apporte écoute et conseils auprès de pères dans cette tourmente.

En Ariège, Daniel Vranckx, Belge d’origine installé depuis 15 ans près de Massat, a pris la responsabilité de délégué départemental de SOS Papa. C’est sa propre histoire personnelle qui fait qu’il aide aujourd’hui d’autres pères dans l’attente et l’absence de leurs enfants.

«Aujourd’hui, je reçois beaucoup d’appels de pères. Ils savent qu’ils peuvent être écoutés par quelqu’un qui comprend leur situation. D’autre part, j’essaie de les orienter vers des personnes aptes à les aider notamment du point de vue psychologique» raconte Daniel Vranckx.

Son cheminement sentimental est un peu tortueux et complexe. D’une première union, il a déjà la garde de deux enfants. Puis d’une seconde union, avec une Camerounaise de 20 ans sa cadette, il a une petite fille prénommée Noémie née en 2006.

Avec sa compagne, les choses ne se passent pas vraiment comme espéré et la jeune femme quitte le foyer familial avec sa petite fille alors âgée de 6 mois. Elle reste une année et demie en Ariège et décide de retrouver sa famille à Strasbourg.

«Elle est partie avec ma fille à 1000 km de mon domicile. Et je ne comprends pas la décision de justice qui lui donne la garde et moi un week-end sur deux et la moitié des vacances.

Je ne peux pas me rendre jusqu’à Strasbourg pour la voir. J’estime que si l’un des deux conjoints décide de partir, il ne faut pas pénaliser celui qui reste. Je suis pour que les enfants voient leurs parents à part égale et que l'enfant soit maintenu dans son lieu habituel de vie
»

10 jours pour profiter de bons moments avec ses enfants
Noémie est actuellement avec son père dans la vallée de Massat pour ces vacances scolaires d’hiver. Un moment de grande joie pour Daniel qui ne l’avait pas revue depuis neuf mois.

«Je veux que ma fille puisse profiter de bons moments avec ses frères et sœurs. La décision de sa mère de rejoindre Strasbourg a été une catastrophe totale pour moi. La mère n’a pas tous les droits, ceux des enfants passent avant tout» explique Daniel Vranckx.

Aujourd’hui, l’homme a la certitude que le traitement par la justice entre père et mère n’est pas le même. Il revendique la garde de sa fille avec droit de visite pour la maman.

«Au niveau de l’association, on espère que les discussions avec Christiane Taubira, garde des Sceaux, portera ses fruits. Il y a selon moi de trop de liberté des juges. Un seul juge décide et on a l’impression de se retrouver dans l’unique posture de géniteur payeur. On demande donc une loi qui encadre un peu plus tout cela»

La bonne solution passe selon lui par la résidence alternée, meilleur compromis pour que l’enfant voit autant sa mère que son père.

«Il faut laisser la souveraineté au couple mais si aucune décision n’est trouvée, le mieux est d’opter pour la résidence alternée quand elle est possible» conclut le papa.

Contact: Daniel Vranckx, délégué Ariège SOS Papa: 06 72 77 73 53.

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auteur: Anne-Sophie Fontanet | publié le: 19/02/2013 | 19:03 | Lu: 9350 fois