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Mirepoix: du haut de ce clocher plusieurs siècles vous contemplent!

© midinews 2013

Sa bastide au plan régulier, ses couverts du XVe siècle, ses superbes maisons à colombages sur galerie de bois et bien entendu son impressionnante cathédrale gothique.

La cité de Mirepoix, blottie dans un méandre de l’Hers est un véritable musée à ciel ouvert.

Voyage initiatique à la lueur des flambeaux

Marine Salby, guide conférencière à l’office du tourisme de Pays depuis 2007 nous invite à découvrir ces merveilles autrement.

Depuis le début de la saison estivale, les visites guidées aux flambeaux font un véritable carton: tous les mercredis, prés d’une centaine de visiteurs l’accompagne dans les pas de la famille des Lévis avant de terminer, cerise sur le gâteau, par une mini-dégustation chez un commerçant proposant des produits locaux.

Il est cependant un endroit auquel le public ne peut accéder en temps normal, c’est le clocher de la Cathédrale, réservé pour des raisons évidentes de sécurité à une poignée de privilégiés (photographes, artisans, etc…).

Plus près des étoiles
Dans la peine ombre de la nef, une porte donne accès à un escalier à vis creusé dans la pierre, conduisant aux étages du clocher.

Première étape la chambre du carillon, avec un beffroi à l’architecture complexe (des poutres ressemblant à des croix de Saint André) soutenant 14 cloches dont un bourdon de 2 tonnes.

«A l’intérieur de chacune d’elles on distingue des signatures, il s’agit des noms des parrains et marraines des cloches et des artisans qui les ont coulées»

Les fenêtres sont équipées d’abat-son en ardoise pour distribuer le son vers l’extérieur.

Encore un petit effort, l’ascension se poursuit jusqu’au sommet de la tour Scaligère et son panorama à 180 degrés: «la flèche se dresse à plus de 63m au-dessus du sol, poursuit Marina, intarissable sur l’histoire locale, sa construction a débuté au début du XVIe siècle, elle marque le début de l’épiscopat de Philippe de Lévis et le commencement de la Renaissance»

Des gargouilles en contrebas témoignent de la virtuosité de ces tailleurs de pierre, remplacés aujourd’hui par les compagnons du devoir qui depuis plusieurs mois ont entrepris sous l’égide d’Olivier Weets, architecte en chef des Monuments Historiques, un important chantier de restauration: «pas moins de trois ans de travaux à l’extérieur du bâtiment seront nécessaires» précise la conférencière.

Actuellement ce sont des travaux d’étanchéité sur les chapelles hautes, mais il reste encore une tranche, le tout s’élève à un montant prévisionnel de 820 000 euros TTC.

Renseignements,

Office de Tourisme
05 61 68 83 76
[email protected]
www.tourisme-mirepoix.com

Laurence Cabrol | 19/08/2013 - 09:21 | Lu: 17234 fois