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«Non nous ne sommes pas des fraudeurs!» protestent les artisans taxis de l'Ariège
24/10/2012 | 18:48
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santé Le torchon brûle entre le syndicat des artisans taxis d'Ariège et la CPAM

Ils s’insurgent contre une campagne de dénigrement orchestrée selon eux par la CPAM qui distillerait dans la presse et dans ses documents internes, des accusations mensongères jetant l’opprobre sur toute la profession.

Selon Nathalie Basque, la présidente du syndicat des artisans taxis de l’Ariège, la CPAM aurait réalisé plusieurs redressements de professionnels «sans vraiment chercher à vérifier d’où vient le problème»

Le problème selon elle réside dans les prescriptions médicales de transport qui présenteraient des ratures, des papiers qui ne seraient pas fournis, bref «des indus qui seraient des indus à tort»

Face à ce mur d’incompréhension, les professionnels ont écrit au préfet de l’Ariège qui les a reçus ce matin.

«Nous demandons qu’il intervienne en tant que médiateur, qu’il nous aide à faire un document explicatif ou à compléter la convention qui nous lie à la CPAM en faisant participer les autres prestataires de santé car tout le monde doit travailler dans la même logique.

Ce que nous pouvons dire aujourd’hui c’est que l’augmentation en frais de taxi et de VSL ne provient certainement pas de la fraude.

Face à la carence des soins médicaux en Ariège nous sommes obligés d’aller à Toulouse.

Aujourd’hui les transports en ambulance ont substantiellement baissé, il faut dire qu’ils sont trois fois plus onéreux qu’un taxi ou un VSL, et forcément les transports en taxi ont augmenté.

Mais il faut préciser que le transport en taxi c’est du médical, on parle dans le jargon de TAP (transport assis professionnalisé).

Avec l’augmentation de la médecine ambulatoire, privilégiée à l’hospitalisation sur plusieurs jours, il est tout à fait logique que l’on fasse davantage appel à nous
»

Nathalie Basque et les professionnels de son syndicat dénoncent le procès d’intention fait à un métier injustement stigmatisé: «c’est de la diffamation, on ne s’interdira pas de mener en justice une procédure individuelle ou collective»


Ils attendent des propositions permettant de faire changer ces mauvaises pratiques dans les prescriptions: «il faut se mettre autour de la table et discuter… le préfet s’est engagé à nous aider, à motiver une concertation avec la CPAM pour travailler en toute transparence»

Pascal Charieras, secrétaire général de l’UPA, faisait également partie de la délégation reçue à la préfecture ce matin.

Il en a profité pour évoquer un certain nombre de problèmes rencontrés par la profession: «les appels d’offres pour les transports scolaires de par leur rédaction excluent de plus en plus les petits transporteurs: les lots sont très importants, on préfère faire des marchés uniques plutôt que de l’allotissement qui pourrait permettre aux TPE de se positionner.

Nous avons également parlé de la recrudescence d’annonces sur les gratuits ou dans la presse qui proposent du transport. Mais avec quelles autorisations! On vous propose de vous accompagner n’importe où, jour et nuit, y compris de faire du transport médicalisé.

Il faut savoir que ces métiers sont strictement réglementés. Il faut mettre en place des contrôles, c’est ce que vont faire les services de l’Etat.

Nous partons pour Paris où nous rencontrons cet après-midi le président national de l’association permanente des chambres de métiers, Alain Griset, qui est également le président de l’UNT. Nous ne manquerons pas d’évoquer tous ces problèmes avec lui
»

actualites Ariege
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 24/10/2012 | 18:48 | Lu: 15072 fois