© AFP/Archives - Thomas Samson
Le Défenseur des droits annonce mardi qu'il va ouvrir une enquête après "d'éventuels dysfonctionnements" des services publics, qui n'ont pu empêcher le calvaire de deux garçons maltraités aux Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pendant trois ans.
"L'institution s'interroge sur les éventuels dysfonctionnements qui ont pu aboutir à cette situation tragique, alors que les services sociaux intervenaient dans la famille et que les enfants étaient scolarisés", expliquent Dominique Baudis et son adjointe Défenseure des enfants, Marie Derain, dans un communiqué.
Il s'agit "d'entendre l'ensemble des acteurs partie prenante de ce drame en vue d'analyser les insuffisances des procédures d'alerte mises en place", précisent-ils.
Ces deux enfants de 10 et 12 ans étaient régulièrement frappés, privés de nourriture et obligés de dormir dans une cave, au milieu de leurs déjections.
La situation a perduré alors que, selon le conseil général de Seine-Saint-Denis, la famille était suivie par les services sociaux depuis 2008 et que les enfants allaient à l'école.
En 2010, un autre fils du père, aujourd'hui âgé de 15 ans, avait déjà été placé.
Finalement, c'est après avoir vu son petit frère recevoir une raclée de leur père que le garçon de 12 ans a rejoint mi-avril le commissariat en bus pour aller se plaindre aux policiers.
Le père des deux garçons et leur belle-mère ont été mis en examen samedi pour violences sur mineurs, défaut de soins, privation d'aliments, et placés en détention provisoire.
Les maltraitances auraient commencé après le départ de la mère des deux garçons - "une toxicomane qui a disparu dans la nature", selon une source proche du dossier - et "l'arrivée de la belle-mère", une femme de 44 ans sans emploi.
Cette dernière a deux enfants, un garçon de 7 ans, qui avait sa propre chambre sous le même toit, à l'étage, et un autre âgé de 17 ans, petit rat à l'Opéra de Paris.
Selon le conseil général, une demande de placement des deux garçons maltraités avait été récemment formulée auprès d'un juge aux affaires familiales, et ce placement devait intervenir dans les semaines à venir.
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