Haut-Salat: les transhumances à la fête

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6h du matin en ce dimanche 10 juin, c’est parti pour Fanfan et son troupeau d’ovins depuis la plaine d’Oust.

Lui et les nombreux courageux aficionados qui le suivent pour ce rituel devenu une fête. Le départ des transhumances!

Avec Fanfan, ce sont près de 60 éleveurs, ovins, bovins et équins, qui montent à l’estive démarrée en Massatois et sur Bethmale depuis le 2 juin dernier.

Pour la 8ème année, avec plus de 10.000 moutons, plus de 1000 bovins et des centaines de chevaux, sur 9 vallées du Couserans et des dizaines d’estives, c’est tout un pays qui s’anime au rythme des troupeaux, dans un mouvement de joie et bonne humeur partagé par tous, hommes et bêtes.

Oubliées, le temps d’un week-end, la transhumance du Biros qui n’aura pas eu lieu, les inquiétudes de toute une profession quant à son devenir, la menace des prédateurs (l’ours en particulier).

Au cœur de la fête ce week-end, le village de Seix où peu nombreux furent les abstentionnistes.

Curieux, visiteurs, touristes, personnalités d’ici ou d’ailleurs sont venus par centaines se baigner dans cette effervescence rurale.

Une joyeuse cacophonie qui s’est emparée des places du village et de ses principales artères.

Plus de 200 convives le midi et 800 le samedi soir témoignent d’un engouement, d’un attachement manifeste.


Grand défilé des troupeaux, bandas avec les Gais Rimontais, groupes folkloriques avec les Biroussans et les Bethmalais, mais aussi majorettes de Castres, Berges Basques ou Landais, à l’image des plaques d’immatriculation relevées de ci de là c’est tout le Grand Sud qui s’est réuni là.

Le plein d’animations sous le sceau de la ruralité, desquelles il ne faut pas oublier les concerts de Sandrine Tarayre et Jean-Michel Zanotti dans cette grande fête populaire.

De Jean-Marc Amilhat à Christine Tequi ou encore Hervé Rieu ou Georgette, rencontrés au hasard, dans la foule qui ondule, au gré des fanfares qui accompagnent les troupeaux, reviennent les mêmes mots: «authenticité, ruralité vivante, traditions et terroirs, patrimoine, esprit festif communicatif…»

C’est parti pour près de trois mois d’estive pour de «vrais éleveurs avec de vrais troupeaux» qui seront là moins à la fête.

«Il ne faut pas que la montagne nous échappe» s’exclamera Christine Tequi.

La montagne c’est sûr sera toujours là, cette envolée concerne les hommes qui en vivent.

Saluons aussi au passage ces nombreux bénévoles, anonymes, qui perpétuent cette hymne à la ruralité. Car, que la montagne est belle, surtout lorsque vivante de la sorte!

Py.M | 11/06/2012 - 19:33 | Lu: 31599 fois