Chevauchée pour le climat: Jacques Arthuys, le retour du Nomade

Alors que la Cop 21 touche à sa fin, Jacques Arthuys est rentré en Ariège. Le voilà de retour après sa fantastique chevauchée pour le climat.

Un périple de 900 km à cheval sur 37 étapes le conduisant aux portes de Paris avec ses deux chevaux Laukje et Nomad. Parti de Pamiers le 12 octobre dernier, il a rallié la capitale le 25 novembre.

S’il a été accompagné la première semaine par Emmily, passionnée de chevaux et Audrey monitrice d’équitation, il a terminé le voyage seul. Une expérience forte pour lui.

«Le voyage s’est passé de manière extraordinaire, raconte Jacques Arthuys. 37 étapes au total avec une météo exceptionnelle, 6 heures de marche par jour avec mes chevaux.

J’ai été accueilli de la plus belle des manières dans les divers centres équestres, par les maires des communes que j’ai traversées. J’ai eu de nombreux échanges avec les personnes que j’ai rencontrées tout au long de la route.

Les filles ont fait la première semaine, tenues par des obligations professionnelles et j’ai fait le reste soit 31 étapes, seul. Je n’ai jamais trouvé le temps long, il y a tellement de choses à faire, à préparer, à anticiper
».

L’idée de l’aventurier «nomade» comme il se plaît à souligner, était de mettre cette chevauchée sous la coupe de la Cop 21, mais cela n’a pas été aussi simple que prévu en raison des attentats.

«Plusieurs animations ont été annulées, le salon du cheval était difficile d’accès, ainsi que le site du Bourget, en raison des récents attentats. Tout est hyper contrôlé et c’est normal.

J’ai pu apposer la banderole sur la place de la république. J’ai pu assister à une conférence sur le thème des exploitations agricoles face aux changements climatiques.

Mes chevaux sont restés à Rambouillet aux haras des Bréviaires, quant à moi j’ai pu circuler dans Paris, en métro, grâce à des amis.

J’ai perdu 10 kilos, mais je ne suis pas forcément fatigué, le voyage s’est fait dans des conditions idéales en fait. J’ai fait un magnifique voyage au cœur de la France automnale
».

Le retour en terre ariégeoise s’est fait en camion. Il n’était pas envisageable de faire le retour à cheval (saison, temps, difficultés, coût,...). «Mais le retour de la Chevauchée pour le Climat à la civilisation m’interroge. Peut-être faut-il simplement rester à ce magnifique voyage et ce qu’il a offert de beau» a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.

«J’avais espéré que la Chevauchée puisse participer à la Marche Pour Le Climat de ce dimanche 29 novembre. Ayant été annulée pour les raisons que vous savez, il est devenu impossible que Laukje et Nomad foulent le pavé parisien.

C’est donc seul que j’ai été représenté la Chevauchée place de la République. Évidemment, je n’ai pas eu le même succès sans mes compagnons de voyage, mais la banderole a été photographiée des dizaines de fois et j’ai répondu à quelques interviews, dont des médias étrangers
».

Même si l’arrivée à la Capitale n’a pas été celle qu’il escomptait, Jacques Arthuys reste heureux d’avoir accompli cette chevauchée pour le climat. Sa pierre à l’édifice. Un exploit s’il en est, et une volonté farouche de croire encore en la plus belle conquête de l’homme, le cheval.

PR | 13/12/2015 - 22:35 | Lu: 17293 fois