C’est un village de mille deux cents âmes en Pays d’Olmes traditionnellement ancré à gauche.
Dimanche matin dès 7h30, Alain Bolo premier magistrat entouré de deux de ses adjoints installe la salle.
Il n’en est pas à son coup d’essai, loin de là… depuis les années 1977, d’abord en tant que secrétaire de mairie puis comme élu, il participe à l’organisation des bureaux de vote: installation des bulletins en suivant les directives de la préfecture, accrochage de la réglementation selon le code électoral, préparation des procurations.
«Pour les personnes mandatées pour voter, il suffit de se présenter avec sa propre pièce d'identité. Concernant les résidents de l’EHPAD, les gendarmes se sont déplacés pour enregistrer les procurations. Cette année c’est la première fois que le mandataire n’a pas de récépissé»
A 8 heures pétantes, le premier magistrat ferme hermétiquement l’urne pour éviter toute fraude, il en confie une clé à un assesseur et en garde un jeu.
Dès l’ouverture des portes, on se presse: match de rugby à l’extérieur, promenade en forêt, repas de famille ou encore travail dominical, les motivations sont variées…
| Quant aux résultats A l’image du reste du département les résultats de la candidate du Front National ont aussi progressé à Bélesta. Si en 2007 Jean-Marie Le Pen arrivait en 3e position avec 15,59% derrière Nicolas Sarkozy (26,59%) et Ségolène Royal (27,68%), en 2012, le candidat socialiste arrive toujours en tête avec 29,32% des suffrages mais la candidate frontiste le suit de près en seconde position avec 27,03% et Nicolas Sarkozy 22,30%. La crise économique est passée par là, accentuant les clivages sur un territoire en souffrance depuis la disparition progressive de l’industrie textile. L’heure est donc au rassemblement et à la mobilisation pour le second tour comme l’indique le maire PS du village. |
Tous son très motivés pour venir accomplir leur devoir électoral: «nos aïeux se sont battus pour pouvoir s’exprimer à travers les urnes, c’est le seul moment où l’on peut s’exprimer, il ne faut pas rater ce rendez-vous» explique un électeur qui a préféré se lever tôt pour profiter de son dimanche électoral.
«On a envie que ça change, on a la possibilité de s’exprimer à travers notre bulletin de vote, il ne faut pas hésiter» ajoute un jeune père de famille, une baguette de pain sous le bras.
A l’heure de la messe, le bureau enregistre une période creuse, tout comme à l’heure du déjeuner.
Cependant quelques minutes avant la fermeture du bureau de vote, 90% des 896 inscrits se sont exprimés.
«On est habitué à de tels scores» précise Alain Bolo alors que les assesseurs, scrutateurs, commencent à s’organiser pour le dépouillement.
«En une heure ce sera fini, tout est mis sous pli scellé, des plis que nous portons à la gendarmerie»
C’est donc sous bonne escorte que ces enveloppes arriveront à la préfecture de Foix.
Après les choses sérieuses place à l’apéritif pour toutes les personnes qui ont participé au dépouillement.
C’est aussi cela les élections dans les petites communes, le moindre évènement se clôture par un moment de convivialité.
Rendez-vous le 6 mai pour le second tour où seuls deux candidats seront alors en lice.
| Une campagne combien ça coûte? 228 millions d'euros: le coût de la campagne pour l'Etat, soit 3,5 euros par contribuable. C'est en tout cas ce qui ressort des chiffres fournis par René Dosière, député (apparenté PS) de l'Aisne, auteur de L'Argent de l'Etat. Selon une enquête réalisée par M6, les inégalités sont flagrantes selon les candidats: le budget de Philippe Poutou, il serait de 600 000 €, ceux de Nicolas Dupont-Aignan et Nathalie Arthaud sont de 1 M€ chacun. Davantage de moyens pour Eva Joly dont le coût serait de 1,7 M€. On passe à la vitesse supérieure pour Jean-Luc Mélenchon dont la campagne devrait coûter 4 ou 5 M€, et Marine Le Pen dont le budget est estimé à plus de 8 M€. Quatre candidats, à savoir Nicolas Sarkozy, François Hollande, François Bayrou et Jacques Cheminade n’ont pas souhaité communiquer sur leur budget de campagne. Il faudra attendre la validation de leurs comptes de campagne pour faire tomber le voile. Vae Victis… malheur aux vaincus. Parmi les huit candidats qui ne termineront pas l’aventure présidentielle dimanche soir, seuls ceux qui ont réalisé un score supérieur à 5% des suffrages verront leurs frais de campagne remboursés dans la limite du plafond de 8 millions d’euros auquel ils sont soumis et sous réserve de validation de leurs comptes de campagne. A défaut d’avoir atteint la barre fatidique des 5%, l’Etat ne remboursera que 800 000 euros des frais engagés. Ceux qui auront engagé des frais supérieurs à cette somme en auront donc pour leurs frais. |
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