Faible mobilisation en faveur de l'état d'urgence sociale en Ariège
Ce jeudi 4 février, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires, plusieurs actions étaient programmées dans le département de l’Ariège faisant l’écho de l’actualité des menaces économiques et des suppressions d’emplois.
Tout comme à Saint-Girons ou Lavelanet, une poignée de manifestants ont distribué des tracts à Laroque d’Olmes non loin de l’usine Johnson Control, actuellement sous le seau d’une restructuration.
Lieu symbolique, car dernier bastion du textile en Pays d’Olmes, quelques élus ont rejoint pour l’occasion les responsables syndicaux: «il est de notre devoir de défendre les salariés», indique Nicole Quillien, conseillère départementale.
Et sur le site de Laroque il s’agit de 54 suppressions de postes (51 en production et 3 en recherche et développement).
Des discussions sont actuellement engagées avec le comité d’entreprise, mais la CGT met en avant les «bénéfices à plus de 2 chiffres du fonds de pension américain» qui met en concurrence pour la production de son textile automobile le site ariégeois et celui de Tchéquie.
Pour Jean-Paul Bauzou, délégué CGT chez Johnson Control, la direction doit les repartir en investissement et en emploi, ce qui n’est pas le cas, loin de là: «sous couvert d’une compétitivité insuffisante et de la perte de contrats non renouvelés, la direction basée en Allemagne n’est en mesure que de proposer des ajustements de personnels...
Nous ne connaissons pas leur stratégie, mais il est vrai que le groupe envisage la cession de la branche production textile auto et que ces suppressions d’emploi permettraient d’y parvenir plus rapidement...»
Le travail n’a pas de prix, mais il a un coût
Il est vrai que l’époque de Michel Thierry et du patron paternaliste est bien révolue, les fonds de pension ont une logique arithmétique imparable.
Et à l’ère de la mondialisation, le travail n’a pas un prix, mais il a un coût... et en France plus qu’en République Tchèque.
Avec un carnet de commandes en berne (-30% par rapport à 2015 qui était déjà une mauvaise année), la balance est vite faite pour les actionnaires américains.
Prochaine mobilisation, le samedi 20 février à Pamiers.
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