Il est ariégeois, mesure plus de 3 mètres et a vécu entre -100 000 et -10 000 avant notre ère...
Voici la carte d’identité simplifiée du mammouth de Baulou, dont la dernière étape de restauration vient de se terminer.
Le mastodonte vient d’être remonté au Parc de la préhistoire à Tarascon-sur-Ariège, où il avait élu domicile depuis trois ans.
Cette fois, ce sont sa colonne vertébrale et sa cage thoracique qui ont été reconstituées, pour lui redonner son volume et sa dimension.
La restauration engagée en 2008 a été menée avec le Muséum National d’Histoire Naturelle, le département de préhistoire et l’Institut de paléontologie humaine.
Lors de la première phase du travail, c’est le remontage réalisé dans les années 1980 qui a été renforcé.
Sacré histoire que celle de ce mammouth (surement emporté par une crue), puis découvert par les hommes en 1901, lors du percement de la voie ferrée entre Foix et Saint-Girons.
Son squelette est un des plus complets d’Europe.
La guerre de 14-18 met un frein à sa renaissance. Et en 1932, on l’installe dans une grande salle voutée du château de Foix.
«Il avait un air complètement recroquevillé» raconte Anne-Marie Albertin, conservatrice du musée départemental de l’Ariège.
Aujourd’hui, le voila a son aise. Le visiteur peut lui tourner autour et se sentir minuscule devant ses dimensions, «c’est un vrai plaisir! C’est un spécimen unique en France de cette taille là pour un mammouth de cette période» se réjouit la conservatrice.
Les chercheurs se sont servis de l’éléphant Siam (mort en 1996 au zoo de Vincennes) pour faire des moulages et reconstituer les ossements.
Quant aux défenses, il faut les imaginer sans doute plus grandes que ce qu’elles ne sont, «on a pas d’indication sur la courbure, si elles partaient vers l’intérieur ou vers l’extérieur»
Le mammouth de Baulou n’a donc pas encore dévoilé tous ses mystères.
C’est ce qui donne encore plus envie d’aller l’admirer dans le cadre de l’exposition «Art des origines. Origines de l’Art?» prolongée à partir du 1er avril jusqu’en novembre 2012, au Parc de la préhistoire.
A noter aussi que le 26 avril (à 20h45), Laetitia Demay (doctorante en paléontologie, chargée d’études au Muséum d’Histoire naturelle) donnera une conférence sur le sujet et les coulisses de la restauration.
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: une évasion rocambolesque
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les voyageurs expédiés et reçus
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: faits divers
- Depuis deux siècles, la chapelle Notre-Dame de Montgauzy veille sur les Fuxéens
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les duels
- Camp de concentration du Vernet d'Ariège: la demande d'inscription aux monuments historiques...
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les lotions miraculeuses
- 100 ans après, conserver la mémoire de tous les «Poilus» ariégeois
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: une femme à la direction de l'usine
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: dès 1825, l'usine s'agrandit
- Mémoire de montagnards, le partage d'un trésor unique
- Pyrénées Cathares: des panneaux pour mettre en avant l'histoire et le patrimoine des communes

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





