Pour Denise Lumet, présidente de l’association le Cœur sur la Main, les saisons se suivent et malheureusement se ressemblent.
Depuis trois ans, date de la création de l’association, le nombre de personnes dans la difficulté ne cesse d’augmenter et c’est toujours avec un pincement au cœur qu’elle voit arriver les fêtes de fin d’année: «il y a tant de personnes démunies, tant d’enfants qui n’auront pas la joie d’avoir un présent sous le sapin»
La présidente de l’association appaméenne met cependant tout en œuvre pour satisfaire le plus grand nombre. Depuis plusieurs semaines, le Noël des petits se prépare en coulisse et demain salle Espalioux ils seront cent cinquante enfants à assister au spectacle et au goûter de Noël. Chacun repartira avec son cadeau.
Dans sa vie, Denise a toujours travaillé en faveur des plus défavorisés, c’est une vocation. Un élan du cœur qu’elle cultive depuis son enfance puisque déjà petite fille elle se voyait bien missionnaire en Afrique, soigner les malades de la lèpre.
Puis ce fut auprès des Restos du Cœur, une belle aventure humaine avant de créer en novembre 2009 «Le Cœur sur la Main», une association ayant vocation à accueillir toute personne en grande difficulté matérielle, sociale, familiale… afin de leur apporter une aide alimentaire, vestimentaire, aux démarches administratives (CAF, santé, travail, logement…).
D’abord dans sa petite maison pavillonnaire dans le quartier des Canonges et depuis un an et demi dans un local au jeu du Mail, prêté par la municipalité, aménagé par la dizaine de bénévoles qui gravitent autour de cette structure.
Tous les matins, grâce à la voiture offerte par ERDF, ils récupèrent auprès de quelques grandes surfaces les invendus de la veille en fruits et légumes ou laitages.
Ils sont triés et redistribués sous forme de paniers avec les produits fournis par la banque alimentaire.
Cette année 240 familles soit près de 500 personnes ont recours à cette aide providentielle.
Au fil des années la liste des bénéficiaires s’allonge inexorablement au fur et à mesure que se creusent les inégalités: «aujourd’hui nous sommes confrontés à de nouveaux publics: des retraités qui n’arrivent plus à finir les fins de mois, les femmes seules avec enfant qui souvent partent pour échapper à la violence ou à l’alcoolisme d’un conjoint…
Nous avons besoin de vêtements d’enfants un peu chauds mais on accepte tout car tout peut nous être utile quand les gens sont en grande détresse et qu’ils n’ont rien»
Dans les locaux de l’association, près de la cafetière, quelques mamans se relaient toute la journée pour partager un moment d’échange au chaud et à l’abri car ici le partage et l’écoute sont aussi importants que l’aide alimentaire.
Deux fois par semaine, le mardi et le jeudi après-midi, des ateliers couture permettent d’entretenir le lien social, rompre la solitude et l’isolement.
Le Cœur sur la Main a besoin de nous tous: 06 84 81 76 48.
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