Pamiers: une manifestation unitaire pour dire «Non à l'austérité»

Dans le cadre d’une journée d’action nationale interprofessionnelle, la CGT, Solidaires et la FSU ont appelé à manifester ce jeudi 8 octobre à Pamiers.
Selon l’intersyndicale le gouvernement Valls «menace notre modèle social assis sur l’égalité, la justice et la solidarité» et les récentes déclarations d’Emmanuel Macron remettant en cause le sacro-saint statut des fonctionnaires ou les 35h ont mis le feu aux poudres.
«Le ministre Macron est attendu le 12 octobre à Figeac, nous allons organiser la riposte de l’Ariège en mettant en place un système de covoiturage depuis Pamiers» promet Frédéric Birobent de la CGT «Macron démission on ne veut pas de son code du travail, c’est une Europe sociale qui passe par la lutte qui se met en route».
La CGT pointe les cadeaux fiscaux distribués sans contrepartie par le gouvernement au Medef, épingle les gros salaires du CAC 40, dénonce la ligne politique du gouvernement consistant à «libéraliser, flexibiliser, dérèglementer, diminuer les droits des travailleurs, en résumé piétiner nos conquêtes sociales… La crise c’est eux, les solutions c’est nous».
La situation n’est plus acceptable. «La lutte des classes sans merci s’exerce dans notre pays, on l’a vu avec nos camarades d’Air France il y a quelques jours… nous sommes tous des Air France.»
Augmenter les salaires, réduire le temps de travail
«Face au chômage de masse, à la précarité, aux reculs sociaux qui frappent de plus en plus durement les travailleurs et leurs familles, nous appelons toutes les organisations syndicales à faire preuve de responsabilité», expriment la CGT, Solidaires, la FSU.
Des organisations syndicales qui proposent, entre autres, d’augmenter les salaires, les retraites, les minimas sociaux, de garantir l’égalité salariale homme/femme, d'améliorer les conditions de travail, de réduire le temps de travail, de pérenniser le code du travail, de développer les investissements pour relancer l’économie, de promouvoir les services publics, de refuser toute sélection à l’université…
«Travailler moins pour travailler tous», le slogan revient telle une antienne dans le discours du syndicaliste: «un smic à 1 800€ c’est plus de consommation, plus d’emploi et de protection sociale» sans oublier plus de charges pour l’employeur!
Selon lui «les 32h permettraient de créer 4,5 millions d’emplois». Une solution miracle à soumettre au ministre de l’Économie pour effacer les 3,5 millions de chômeurs en France.
On lutte contre la désespérance
Pour Guillaume Estalrich, responsable de la FSU, cet appel à la grève est nécessaire pour donner aux salariés les moyens de se mobiliser contre la politique d’austérité: «la réduction de moyens induit la suppression des services publics et impacte directement la notion du vivre ensemble… aujourd’hui on lutte contre la désespérance.
Il faut changer le logiciel pour une société nouvelle (…) ras le bol du coût du travail, le travail c’est de la richesse. Au contraire, il faut se poser la question sur le coût du capital».
La réforme des collèges, une réforme camouflage
Vient ensuite rapidement dans la conversation la réforme du collège. Le secrétaire de la FSU s’y oppose depuis le début: «on s’aperçoit que derrière des mesures cosmétiques, les moyens sont constants.
Il n’y a pas d’amélioration en termes de moyens humains et on tire vers le bas le niveau général sans pour autant rendre l’école plus attractive. On ne veut pas baisser les ambitions de nos professeurs pour nos enfants!»
Une manifestation nationale aura lieu le 10 octobre prochain à Paris et le syndicaliste ariégeois entend faire entendre sa voix surtout après la vive polémique déclenchée dans l’Académie de Toulouse par la révélation d’un système de classement présentée dans le cadre d’une formation.
Cet «outil de pré-repérage» consistait notamment à classer les enseignants et les membres du conseil pédagogique en trois catégories: la première les «opposants, rebelles, hostiles, irréductibles»; la seconde «les attentistes, passifs, indifférents, indécis» et enfin la dernière «les progressistes, proactifs, convaincus, avocats, relais».
Le rectorat d’académie a indiqué ce mercredi soir que cela résultait d’une faute d’un inspecteur de l’éducation nationale qui a été convoqué par la rectrice Hélène Bernard.
Mais le mal auprès de la profession est fait: «c’est un manque de confiance vis-à-vis du personnel enseignant, c’est intolérable» commente Guillaume Estalrich encore sous le choc.
«On n’aurait jamais pensé en arriver là dans l’Éducation Nationale.»
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