L'explorateur scientifique Stéphane Levin assure son entrainement physique près d'Aleu

Crédit photo: Stéphane Levin

C’est dans le Couserans que Stéphane Levin, explorateur scientifique, devrait assurer en début d’année son entrainement physique en vue de sa prochaine mission, une aventure scientifique en conditions extrêmes et en solitaire dans un des déserts les plus anciens et hostiles de la planète, le Namib. Depuis plus de trente ans, l’homme s’entraine en Ariège.

Membre de la société des Explorateurs Français, Stéphane Levin est une personnalité connue du monde scientifique et technique, comme du grand public pour s’exposer personnellement au profit de la recherche médicale et technique lors d’expérimentations en conditions extrêmes.

«Partir à l’aventure dans des milieux extrêmes est un choix» souligne-t-il. «Mener des observations, des recherches et explorations naturalistes, des protocoles scientifiques et médico-physiologiques, contribuer à la compréhension de notre environnement et des processus d’adaptation de l’homme, c’est un engagement».
La mission «Seul dans le Namib»
Dix ans après «Seul dans la nuit polaire», l’explorateur toulousain de 52 ans prépare, à la Bernadole, une nouvelle expédition scientifique de 121 jours dans le désert Namib, considéré comme le plus chaud au monde.

Une expédition ayant pour objectif de démontrer la capacité d’adaptation de l’être humain en milieu hostile tout en testant et qualifiant des technologies innovantes et leurs usages dans les domaines de la santé, gestion de l’énergie, sécurité, habitat, environnement et télécommunication.

Une première mondiale. Cette nouvelle expédition scientifique et technique bénéficiera de moyens qui préfigureront les outils, les technologies et les usages du monde connecté et prédictif de demain, faisant de cette mission une première mondiale en terme d’exploration à l’ère numérique: systèmes de télécommunication de très haute définition, objets connectés, robots, drones, capteurs, systèmes variés.

Dix ans après l’expédition Nuit polaire (121 jours dans le haut Arctique Canadien) et sur le même «sujet», elle va présenter pour les équipes de recherche un intérêt majeur dans le domaine des explorations médico-psycho-physiologiques et comportementales et permettre d’aller de l’avant dans la compréhension de la capacité d’adaptation de l’homme en environnement hostile.

Les températures de l’air ambiant pouvant atteindre +50°C dans la journée et +70°C au niveau du sol, des équipes de recherche et de développement y trouveront également un terrain d’étude privilégié pour des matériels et systèmes dans les domaines des énergies renouvelables, de la gestion de l’eau en zone désertique à l’autonomie en milieu isolé…

Avec cette nouvelle mission et pour réussir son pari, Stéphane Lévin va fédérer et faire collaborer des organismes de recherche, des écoles, universités, et des entreprises aux métiers et savoir-faire distincts, notamment dans les domaines des objets connectés, du Big Data du monitoring et de l’aide à la décision.

NR | 22/12/2015 - 18:29 | Lu: 16932 fois