Mortalité des abeilles en Ariège: les apiculteurs entendent calmer le jeu avec les éleveurs
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Une délégation de collectif des apiculteurs de l’Ariège a rencontré ce mercredi François Toulis, président de la chambre d’agriculture, Jean-François Naudi son vice-président et Emmanuel Lecomte son directeur.
En effet depuis quelques jours le climat est tendu, les pratiques des apiculteurs sont pointées du doigt par les éleveurs et vice versa. Il est vrai que la communication «institutionnelle» autour de la réunion en préfecture du 17 novembre n’a pas contribué à apaiser le débat.
Aujourd’hui faisons table rase du passé, c’est en quelque sorte ce que l’on a pu retenir de la démarche impulsée par la délégation* du collectif des Apiculteurs de l’Ariège reçue à la chambre d’agriculture tout à l’heure.
François Toulis a répété que la chambre d’agriculture n’était pas sanctuarisée à telle représentation syndicale plutôt que telle autre, qu’il était l’ambassadeur de toutes les productions locales sans exclusive et qu’il traitait tous les dossiers ariégeois avec la même opiniâtreté.
«Vous êtes notre premier interlocuteur, note Sylvie Humbert. Depuis la réunion du 27 février dernier en présence de François Gerster, on ne donne pas de suite à notre dossier si on ne relance pas sans arrêt. A qui s’adresser, à la préfecture, au GDS à la chambre d’agriculture? A qui peut-on faire confiance ?»
Le président Toulis reconnait (il l’a évoqué au cours de la dernière session de la chambre consulaire) que les apiculteurs sont comme tous les autres producteurs du département et qu’ils rencontrent une réelle problématique de mortalité qu’il faut essayer de résoudre. «Cette réunion nous permet de désamorcer des positions systématiques et jette les bases d’une collaboration.
Il faut travailler ensemble à la recherche des causes de ce fléau ; elles peuvent être multiples: est-ce le traitement des cultures, des animaux ou des traitements pas forcément agricoles auquel on ne pense pas systématiquement? Ce qui est sûr c’est qu’il faut faire un diagnostic pour essayer de comprendre les pratiques des uns et des autres et essayer de trouver ensemble une solution».
Des propos que les apiculteurs attendaient depuis longtemps: «nos points de vue étaient divergeant, peut-être mal formulés ou mal exprimés, voire même mal relayés par la presse, mais il y a un réel désir de travailler ensemble et on ne peut que s’en féliciter, précise Sylvie Humbert.
Nous souhaitons être conviés systématiquement surtout quand on parle de notre métier et des problèmes de mortalité des abeilles».
Une méthode de travail a été arrêtée par les parties en présence. Quatre zones vont être étudiées de près (la haute Ariège, le Couserans, les coteaux, la plaine), afin d’avoir des typologies différentes d’environnement.
«Une gouvernance locale autour de la question de l’apiculture permettra à tous les acteurs du territoire (éleveurs apiculteurs, collectivités, particuliers) de mettre en place de bonnes pratiques, car il faut arriver à bien se connaitre pour bien travailler ensemble», explique Emmanuel Lecomte.
Prochain rendez-vous le mercredi 7 janvier 2015
*constituée par Sylvie Humbert, apicultrice en Vallée d’Auzat, Nicolas Vélasquez, apiculteur à Ax les Thermes et Christophe Michelotti apiculteur à Contrazy

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