Carte scolaire en Ariège: une rentrée 2015 sous le signe de la proximité pour davantage d'efficacité et de résultats

Jacques Briand, inspecteur d'académie et Sylvie Clarac, secrétaire générale
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Le conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) s’est tenu ce jeudi, Jacques Briand, l’inspecteur d’Académie a livré dans la foulée les quelques aménagements nécessaires dans le premier degré, après la rentrée des classes et les derniers comptages.

Pas de grands bouleversements pour cette carte scolaire de rentrée (des mesures sévères avaient été prises au printemps avec la suppression d’une classe sur le RPI Bézac-Escosse) l’inspecteur d’Académie préfère rester «prudent», car il y a peu de moyens en réserve (un poste).

Il s’est dit satisfait par le taux d’encadrement, mais regrette cependant ne pas avoir reçu de candidatures sur des postes à profils ouverts pour la rentrée, notamment deux postes en ULIS (dispositifs pour la scolarisation des élèves en situation de handicap) un poste d’enseignant d’occitan et un demi-poste pour l’accueil des élèves nouvellement arrivés en France.

Le RPI Montégut Plantaurel-Pailhès-Loubens avec ses 110 enfants se voit doté d’une cinquième classe à Pailhès et l’école élémentaire de St Jean du Falga qui compte 165 élèves se voit également attribuer une classe supplémentaire (la 7e) permettant de faire passer le taux d’encadrement de 27,5 à 23,5.

Une décision provisoire qui devrait face à la pression démographique de la basse Ariège être confirmée au printemps, tout comme la situation du RPI Bézac-Escosse qui en définitive accueille davantage d’élèves que prévu.

Par contre pas d’ouverture à l’école Henri Maurel de Saint-Girons où l’on annonçait 500 élèves à la rentrée alors qu’ils sont finalement que 450.

Les services de l’inspection académique prendront au printemps prochain une décision concernant l’enseignement de l’occitan et observera de près l’évolution de trois communes: les baisses d’effectif de Saint-Girons, l’équilibrage des écoles à Pamiers où la sectorisation est à revoir, la poussée d’effectif à Mazères.

Malgré les moyens de dotation, les remplacements restent la bête noire de l’inspection d’Académie. L’an passé 800 jours de classe n’ont pas été remplacés et l’inspecteur annonce d’ores et déjà que la situation des remplacements ne va pas s’améliorer.

Avant de conclure: «une carte scolaire c’est une opération annuelle, il faut rester modeste, rigoureux et sérieux.

La proximité reste le maitre mot de la rentrée 2015 pour davantage d’écoute
». Jacques Briand table sur l’efficacité et l’exigence de résultats à tous les niveaux: élèves, examens, qualité de l’enseignement, relation avec les parents d’élèves, transparence, cohérence, formations… Beaucoup d’ambition en espérant que les moyens pourront suivre.


Du côté de l’UNSA «c’est une carte scolaire à minima, loin d’être satisfaisante»

Antoine Loguillard est on s’en doute beaucoup plus critique sur cette rentrée 2015. «Je regrette qu’il n’y ait pas eu d’ouverture à Lorp malgré la poussée d’effectif, pas de révision à Escosse après une fermeture injustifiée». Selon lui la carte des formations n’est pas satisfaisante.

Concernant les remplacements, le syndicaliste déplore la perte de 800 journées l’an dernier et dénonce des moyens clairement insuffisants cette année encore.

Pire encore concernant les dispositifs qui accueillent les enfants en situation de handicap: «7 élèves inscrits dans l’Ulis du collège de Saverdun, 14 élèves à l’Ulis de Foix Lucien Goron alors que les recommandations ministérielles en préconisent pas plus de 10 (…) il y a eu 40 création d’AESH sur Midi-Pyrénées et la rectrice n’a pas donné un seul poste à l’Ariège.

Nous sommes obligés pour répondre à cet accompagnement d’utiliser des contrats aidés alors que les contrats AESH sont des postes qualifiés sur du long terme.
Nous attendons des évolutions fortes pour la prochaine rentrée».
Laurence Cabrol | 04/09/2015 - 18:49 | Lu: 12280 fois