«La réforme oui, mais pas sans nous et pas contre nous»
La missive de Marc Faget, secrétaire départemental Snuipp/FSU pour le premier degré, résume les enjeux de la grève nationale dans les écoles ce mardi.
«Nous demandons le report à la rentrée 2014 car nous estimons que la façon dont le ministre la mène s’apparente à du bricolage et de l’approximation» justifie le syndicaliste.
Marc Faget explique bien qu’il n’y a pas de statu quo sur cette réforme car les rythmes scolaires nés de la précédente réforme Darcos sont jugés insatisfaisants.
«Les enseignants ne sont pas concertés et ce qui nous gêne c’est que cela se traduise par une dégradation des conditions de travail des personnels par une plus grande amplitude horaire passée à l’école» estime l’homme.
Suite à une première enquête, 25 écoles du département n’ouvriront pas leurs portes mardi signifiant ainsi qu’au moins 25% des enseignants seront grévistes. Le service minimum d’accueil devrait alors s’enclencher, un service assuré par les municipalités.
Réécriture du décret et meilleure prise en compte des enseignants
«Finalement, le gain sur la journée est minime. C’est une réelle amélioration pour les élèves qui interviendra lorsque l’on regardera l’ensemble de l’année scolaire» plaide Marc Faget.
Au delà de la réforme des rythmes scolaires, c’est la refondation de l’école qui en toile de fond n’est pas réglée. Dans sa ligne de mire par exemple, le zonage pour les vacances d’hiver et de printemps.
Le Snuipp/FSU demande la réécriture du décret ministériel sur les rythmes scolaires. «Ce qui nous gêne dans ce texte, c’est le fait que les mairies puissent faire des propositions à l’inspection académique sans passer par les conseils d’école. Nous demandons donc à ce que les enseignants soient associés à toutes les réunions» ajoute le secrétaire départemental.
Le syndicaliste espère que la grève portera ses fruits et reste optimiste après la manifestation parisienne du 22 janvier dernier contre les rythmes scolaires. «On ne veut pas de réforme dans la précipitation, nous sommes vraiment trop courts pour la rentrée 2013»
Marc Faget pointe enfin du doigt tous les dysfonctionnements de l’école qui ne sont pas sous le feu des projecteurs médiatiques comme les problèmes de remplacement dans le département, le nombre d’élèves par classe, le temps de travail des enseignants.
Ce mardi, une manifestation est prévue devant l’inspection académique à Foix, puis une réunion débat se déroulera salle Jean Jaurès à la mairie.
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