Entre les journées de blocage et les débrayages, les négociations annuelles salariales (les fameuses NAO, négociations annuelles obligatoires) s’annoncent tendues à l’usine Aubert&Duval de Pamiers.
Ce matin, Joseph Bertin, directeur du site ariégeois, et Samuel Le Goff, directeur des ressources humaines, devaient recevoir les représentants des salariés.
Lors de la seconde réunion qui s’est tenue hier, mercredi 13 février, la direction de l’entreprise a rappelé le contexte économique concurrentiel difficile et une prévision de mauvais résultats pour 2012.
Dans un communiqué, elle précise également: «malgré cela, la direction a fait une proposition permettant à la fois de couvrir la hausse des prix avec une action particulière sur les bas salaires, reconnaitre les salariés les plus contributifs et accompagner les évolutions de compétences»
La direction met également en avant «la nécessité d’un climat social serein permettant des négociations certes difficiles, mais importantes pour l’ensemble des salariés»
Des salariés qui ne l’entendent pas de la même oreille puisqu’ils étaient à ce jour selon la CGT 60% en grève.
Cependant, ils reconnaissent une légère avancée puisque lors de la première réunion, le 31 janvier, la proposition n’était que de 2% d’augmentation.
«Largement trop faible» tempête Gilles Pont, délégué CGT qui misait sur 8% au regard de ce que les salariés ont perdu les dernières années en terme de rattrapage de coût de la vie.
Pour autant, il estime que la mobilisation d’hier a porté ses fruits: «au national, deux sites Aubert&Duval sur sept étaient en blocage, les cinq autres ont mis en place des débrayages de 8 heures…
Ces actions ont pesé dans les négociations puisque la direction a réévalué ses propositions à 2,5% mais ce n’est pas encore suffisant [...]
Nous ne demandons pas des augmentations en fonction de la santé de l’entreprise mais en fonction du manque à gagner des salariés»
«Je vous assure que cette entreprise gagne de l’argent, les salariés sont sollicités pour faire des heures supplémentaires et pour venir travailler le week-end, ajoute Sébastien Pollaert, autre délégué CGT.
Le chiffre d’affaires de l’entreprise a augmenté mais les dividendes sont versés aux actionnaires, des pourcentages à deux chiffres sont donnés aux dirigeants et les salariés n’ont que des miettes !»
La colère monte de la base qui entend pousser la direction dans ses derniers retranchements d’ici le 20 février date de la dernière réunion de négociations sur les salaires.
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