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Le syndicat Mixte départemental d‘eau et d’assainissement a tenu hier son assemblée générale à Crampagna en présence d’Augustin Bonrepaux, président du SMDEA, et de René Massat, premier vice-président de l'Agence de l'Eau Adour Garonne.
Depuis le début du mois de juillet, Jean-Luc Bousquet a pris ses fonctions de directeur général à la tête du syndicat mixte départemental d’eau et d’assainissement.
Cet ancien directeur général des services techniques de l’agglomération de Montauban s’est vu confronté à son arrivée à une crise de trésorerie grave.
Aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre, la situation a été consolidée, les fournisseurs et les investissements sont payés et les finances sont à nouveau en équilibre.
| La finalité du SMDEA Assurer la solidarité territoriale au service de la qualité de l’eau, au meilleur coût. 291 communes adhérentes dans le but d’offrir une eau potable de qualité et un assainissement moderne pour l’ensemble des usagers. |
Pour arriver à ces résultats en quelques mois, outre le grand écart entre subventions et dotations, «il a fallu lancer une facturation de masse pour faire rentrer les finances dans les caisses»
A priori, le nouveau logiciel n’a pas fait dans la dentelle, il y a eu au début quelques erreurs sur les factures, et les plaintes des usagers sont arrivées jusqu’aux oreilles de la direction qui a promis de s’améliorer sur la facturation.
Certaines habitudes faisaient également que l’eau consommée n’était pas payée. La direction précise à ce sujet: «une redevance «prélèvement» pour eau potable est redevable à toute personne physique ou morale au syndicat de l’Eau Adour Garonne»
13% de la facture des particuliers adhérant au SMDEA est donc reversée à l’Agence de l’Eau au titre de la politique de modernisation et de qualité.
A l’ordre du jour de cette Assemblée Générale, la présentation du budget prévisionnel qui à l’instar de l’année précédente prévoit 14 millions d’euros de travaux.
Il n’aura échappé à personne que le département de l’Ariège est un département de montagne nécessitant beaucoup plus de besoins en travaux et des travaux réalisés souvent dans des zones difficiles d’accès donc plus onéreux.
«Il est plus facile de creuser des tranchées dans le sable que de le faire dans des blocs de granit, reconnait le nouveau directeur de SMDEA.
Actuellement l’environnement est délicat, nous avons besoin de réaliser des travaux et notre capacité d’autofinancement nécessite une prudence et une vigilance accrues. Il faut travailler à chercher un maximum de subventions»
Le prix de l’eau en Ariège est relativement peu cher
Sachant que le tarif moyen de l’Agence Adour Garonne est de 3,88 € TTC et que celui du syndicat départemental est de 3,53 € TTC (donc légèrement en dessous de la valeur moyenne) alors que le territoire compte pas moins de 510 points de captages, 4 000 km de tuyaux et 1 000 km de tuyaux assainissement auxquels il faut ajouter une dizaine de stations d’épuration importantes et une dizaine de stations d’eau potable.
«Notre programme pour 2013 est ambitieux mais nous avons le soutien du Conseil général de l’Ariège et de l’Agence de l’Eau pour le concrétiser» poursuit le directeur général de la structure.
Parmi les points évoqués lors de cette réunion, les contrôles des installations d’assainissement collectif (anciennes fosses sceptiques).
Ils sont obligatoires dans la réglementation et le SMDEA s’est engagé dans cette logique en réalisant d’ores et déjà près de 1500 diagnostics à travers le SPANC (services publics d'assainissement non collectif).
20 000 contrôles sont encore à réaliser dans le département
Mais ils sont contestés par les propriétaires individuels: «ces mesures sont très impopulaires car outre le fait de vérifier chez les particuliers la conformité des installations, on leur fait payer 82 euros pour réaliser ce diagnostic! Pour autant il faut le faire dans toutes les communes, c’est obligatoire»
M. Bousquet reconnait que le coût d’exploitation de l’eau, compte tenu l’évolution de la réglementation, ne cesse d’augmenter.
On peut le comprendre car il s’agit de salubrité et de santé publique: «si un vacancier attrape la tourista en buvant de l’eau du robinet nous sommes responsables. Aussi nous avons développé avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) des autocontrôles et une politique de surveillance pointue, notamment en matière d’approche bactériologique»
Cette règlementation a beaucoup évolué depuis les années 60. Les premiers traitements étaient bactériens puis il y a eu la pollution des nitrates, ensuite les produits phytosanitaires et enfin aujourd’hui les résidus médicamenteux.
L’usager ignore bien souvent tout cela mais l’augmentation de la durée de vie est en corrélation avec la qualité de l’eau
Ainsi dans certains pays où il n’y a pas de traitement de l’eau ni d’assainissement le taux de mortalité enfantine est élevé.
Dans le département de l’Ariège, les contrôles sont stricts et la surveillance sévère, notamment au niveau bactériologique.
En 2005, 36% de la population était desservie par un taux de non-conformité supérieur à 5%, aujourd’hui à peine 8% de la population est concernée.
«De bons résultats réalisés grâce à la surveillance et le partenariat de notre structure avec l’ARS, commente le directeur du SMDEA qui ne transige pas sur la santé publique.
C’est aussi pour cette raison que nous investissons dans la modernisation de la production, les techniques de traitement ont évolué mais le niveau de professionnalisation des équipes aussi (aujourd’hui on traite par chloration, c’est un traitement direct des bactéries)»
Dix agents sont en permanence affectés à la surveillance et la qualité de l’eau à l’échelle du SMDEA
Parmi les travaux importants et les opérations techniques impulsées sur le territoire dans les mois à venir: l’usine d’eau potable de Montferrier dont les études vont être lancées et l’installation de nouveaux compteurs (aux frais du SMDEA): il s’agit d’une technique déjà éprouvée de «radio-relevés» qui devrait permettre un gain de temps.
L’agent équipé d’un module radio pourra effectuer son relevé à distance à partir de la voie publique sans nécessité de pénétrer chez l’abonné. Une technique efficace en zone de montagne.
| Une opération phare pour 2013 Depuis trois ans à chaque orage ou forte précipitation, le taux de turbidité de l’eau augmente de manière importante sur les communes de Bélesta, L’Aiguillon et Lesparrou. Depuis Noël 2012, les habitants de ces trois communes sont approvisionnés en bouteilles d’eau minérale estampillées aux couleurs du SMDEA sans jamais voir la fin de cette restriction de consommation d’eau du robinet… ce problème constitue la priorité du SMDEA pour 2013. Aujourd’hui 1800 personnes sont concernées et cette opération technique est évaluée à 500 000 €: «nous allons employer des technologies de pointe (procédé membranaire), précise Jean-Luc Bousquet qui attend les résultats de la dernière étude avant de lancer un tel programme. Si le dispositif technique est validé (et il devrait l’être dans les semaines à venir), les travaux pourraient commencer d’ici la fin du mois de mai. Jusqu’à présent, 206 000 bouteilles ont été livrées aux communes touchées par ce problème, cela représente 70 000 euros par an. En un an et demi nous économisons ce que nous devons investir» |
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