Un stand sur le marché de Foix pour les grévistes des urgences du Chiva.
Vendredi matin, ils appelaient les Ariégeois à soutenir leur mouvement en signant la pétition lancée par les deux syndicats FO et CGT.
«La grève se poursuit. Pour le moment, il n’y a pas de porte de sortie dans la mesure où ils se réfugient tous derrière les contraintes budgétaires» explique Jacques Gomes, délégué syndical CGT Chiva.
Une délégation a en effet été reçue par la direction de l’Agence Régionale de Santé à Foix aux côtés du directeur de l’établissement André-Gwénaël Pors.
«Il ne ressort pas à l’heure actuelle quelque chose de positif puisque la seule solution proposée par l’ARS et le directeur est de se remettre autour d’une table pour parler réorganisation. Pourtant ce sont bien des effectifs supplémentaires qu’il nous faut car c’est la sécurité des patients et du personnel qui est en jeu» justifie Jacques Gomes.
Infirmière d’accueil et d’orientation ce lundi et mercredi, Stéphanie Bouché témoigne de la hausse d’activité actuelle liée aux vacances scolaires d’hiver qui amènent de nombreux skieurs blessés jusqu’aux urgences.
«A 14h, il y avait déjà 20 personnes en attente, une dizaine en salle d’attente et une dizaine entassées devant moi. Des patients que je ne pouvais ni évaluer ni surveiller correctement pendant les 4 ou 5h d’attente qu’ils ont eues dans le service» revendique Stéphanie.
Une solution politique pour mettre fin au conflit?
FO et CGT attendent beaucoup de l’entrevue de mercredi dernier dans le bureau du Président du Sénat, Jean-Pierre Bel, accompagné de son technicien santé. «Il nous a promis qu’il allait contacter la directrice de l’ARS pour voir quelle porte de sortie trouver» résume Jacques Gomes.
Une rencontre avec les députés de l’Ariège est également programmée la semaine prochaine. «Aujourd’hui, la solution ne peut être que politique» renchérit le syndicaliste, infirmier de profession.
«L’ARS nous dit qu’elle ne fera pas de chèque, qu’il faut que l’on fasse des groupes de travail car apparemment on a une mauvaise organisation. On est déçus et en colère mais on continue à se mobiliser.
Les patients sont d’accord avec nous et la direction voit bien qu’on est à bout, épuisés et que c’est le patient qui en pâtit comme d’habitude. On ne s’arrêtera pas là» poursuit Stéphanie Bouché.
Illimitée, la grève pourrait donc se durcir même si le dialogue avec la direction reste ouvert, le bras de fer ne semble donc que commencer entre personnel paramédical et responsables du premier établissement hospitalier ariégeois.
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