«Ce qu’on a réalisé en 3 mois en Ariège, on l’a fait en deux ans à Toulouse» confirme Bruno Granja.
Il y a quelques semaines émergeait l’idée de création de studios de cinéma sur la zone d’activités de Gabriélat à Pamiers. André Trigano, le maire, évoquait un projet d’envergure pour sa commune et y avait mis toute son énergie.
«Lorsque mon dossier a été retoqué à l’ancienne base de Francazal, plusieurs communes de France m’ont contacté. Je cherchais du foncier et André Trigano a sauté sur l’occasion» rapporte Bruno Granja.
Aujourd’hui, les choses avancent bien et le porteur de projet, architecte de profession, espère ouvrir le complexe cinématographique à l’horizon 2015. «Il faudra un an de chantier, pas de temps à perdre donc. Plusieurs bâtiments vont composer les studios avec des plateaux, des ateliers, des décors extérieurs, de l’hôtellerie et de la restauration»
Ces installations occuperont 23 hectares sur la future zone Gabriélat 2, derrière Maestria.
La création d’un multiplexe de cinéma à Pamiers est aussi compris dans cette stratégie. «On construirait 6 ou 7 salles dont une prestige qui pourrait accueillir les avant-premières»
Actuellement, les contrôles de faisabilité et d’adaptabilité du foncier sont effectués tout comme les vérifications de contraintes du site correspondant aux contraintes du projet. Il s’agit d’examiner la surface au sol, le type de structure et les difficultés de vent et de neige. «On avance au niveau du foncier en vérifiant que le règlement d’urbanisme s’adapte au projet»
Installer une industrie cinématographique en Ariège durablement
Passionné de cinéma, Bruno Granja se lance à plein temps dans ce projet depuis trois ans, date à laquelle il envoie un simple mail aux studios de cinéma américain Raleigh. Ceux-ci possèdent déjà plusieurs studios aux Etats-Unis et en Europe.
«On m’a contacté et une semaine après, j’étais à Los Angeles. Ce qui les motive, c’est d’avoir plusieurs studios à travers le monde car l’industrie cinématographique a besoin de plus de structures» développe l’homme.
Son projet se base sur le constat d’un manque de lieux en France pour les productions cinématographiques. «Il y a un vrai manque d’outils qui fait que les productions vont faire leurs tournages à l’étranger. C’est un manque à gagner pour l’économie locale quand on sait que sur le dernier Astérix tourné en partie à Malte, 87% du budget a été dépensé localement. Cela représente des millions d’euros, ce n’est pas négligeable»
«Nous serons comme des chefs d’orchestre qui harmonisent tous les instruments afin que ça fonctionne auprès des producteurs. Avec les studios Raleigh, nous travaillons actuellement pour savoir dans quelles conditions nous collaborerons ensemble»
Pour lui, Pamiers a un très bon potentiel pour faire venir tous types de productions (films, séries, jeux vidéo, etc) qu’elles soient françaises ou étrangères. «Les studios se regroupent sur la banlieue parisienne. Ce que cherche une production, ce sont les coûts les moins chers et que tout soit à disposition. Nous pourrons proposer des prix inférieurs à ceux pratiqués à Paris»
Pour cela, l’architecte compte bien s’appuyer sur un vivier local pour l’emploi manuel: des menuisiers, des serruriers, etc. «Tout ça ne se fera pas du jour au lendemain car installer une industrie, ça prend du temps mais ce projet est réaliste et toutes les garanties sont là». Il en veut pour preuve des business plans validés par des grandes sociétés d’audit parisiennes.
Saisir le projet comme une opportunité unique pour le territoire
Le but est donc d’apporter un nouvel outil qui saura se différencier de ce qui existe déjà dans le pays. «Ce qu’on va proposer n’existe pas encore en France. Notre rentabilité se jugera à notre taux d’occupation. On regarde ce que sont les demandes et ce qui fera la différence par rapport à d’autres sites. Aujourd’hui, on bâtit tout pour que cela fonctionne» certifie Bruno Granja.
La motivation est donc très forte et le porteur de projet y croit dur comme fer. Avec André Trigano, il a trouvé un très bon partenaire qui a su lui apporter écoute et confiance en son projet afin qu’il se réalise en Ariège.
«Ce projet est peut-être à Pamiers mais il va rayonner sur l’ensemble du territoire, c’est un projet d’intérêt général. Les élus doivent le saisir comme une opportunité unique pour le territoire. On ne demande aucun argent public, ils n’ont donc rien à perdre mais tout à y gagner» appuie-t-il.
Bruno Granja multiplie les contacts aux plus hauts sommets de l’Etat car pour lui l’enjeu local est dépassé par l’enjeu national. «Je suis en contact avec plusieurs ministères car l’enjeu, c’est bien la place de la France dans la production cinématographique mondiale. On va ici bâtir une industrie où seront indéniablement accolés tourisme, formation et recherche» pense-t-il.
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Studios de cinéma: Bruno Granja, le porteur de projet, choisit Pamiers
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