«On a joué le jeu jusqu’à la dernière minute depuis le 3 décembre, on n'a jamais baissé les bras» résume un salarié de la Sotap.
Réunis en assemblée générale, une trentaine de salariés poursuivent la mobilisation afin que la pression sur les élus et l’opinion publique persévèrent.
Dans l’usine, les machines sont définitivement à l’arrêt. «La solution portée de reprise est totalement abandonnée malgré la nouvelle offre du préfet» résume Alain Fournès, de la CGT textile.
La mise aux normes de l’infrastructure représente un coût de 280 000 € qui a fini de refroidir le seul et unique potentiel repreneur.
«Aujourd’hui, 88 familles sont à terre. Le dialogue est difficile voire inexistant avec les dirigeants» résume un ouvrier. «En gros, c’est la fin pour nous malgré nos compétences de travail» ajoute un autre.
«Malheureusement, un projet industriel fiable ne pouvait se faire mais ce n’est pas acceptable de voir cette production ne pas repartir» appuie Frédéric Birobent, syndicaliste multi-casquettes CGT.
Tractage sur le marché de Lavelanet et rassemblement devant le tribunal de commerce lundi
Demain matin, ils se donnent rendez-vous pour demander le soutien de la population locale, à défaut d’obtenir celui d’élus. Une distribution de tracts est prévue sur le marché, à l’entrée des commerces et sur le marché.
«Tous les jours comptent, il faut continuer la pression médiatique et sur les politiciens. Ce dossier est prioritaire» argumente Alain Founès.
Lundi, ils se rendront en opération escargot de Lavelanet à Foix où ils attendront la décision finale du tribunal de commerce concernant la liquidation judiciaire.
«On demande aux commerçants de baisser le rideau et de nous rejoindre. C’est fini, c’est liquidé, aujourd’hui c’est l’histoire de paperasse» déplore Philippe Kerner, représentant du personnel.
A été décidé également le blocage jusqu’au 18 mars des deux sites de l’usine entre stock et matériel. «Jusqu’à ce que l’on connaisse l’avenir définitif de la Sotap» prévient Philippe Kerner.
La colère et la résignation sont les deux sentiments qui l’emportent ce jour avec l’impression d’un beau gâchis humain et industriel. «Le 13 mars, le repreneur a définitivement jeté l’éponge. La CGT s’est retrouvée trop seule pour convaincre le potentiel repreneur» regrette Alain Fournès.
Pour les 88 salariés, le reclassement et le chômage sont malheureusement les dernières portes de sortie et l’enjeu est désormais d’arriver à récupérer des conditions de départ relativement dignes.
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