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Pas de la Case: du rififi entre l'association des commerçants et l'ambassadeur de France en Andorre
14/03/2013 | 18:50
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économie Grogne des commerçants du Pas de la Case après la fermeture de la seule route d'accès durant plusieurs jours

On se souvient de la grogne des commerçants et des salariés ariégeois qui travaillent en Andorre après la fermeture inopinée de la RN20 reliant l’Ariège au Pas de la Case durant plusieurs jours.

L’association des commerçants «Initiative au Pas de la Case» avait alors rencontré l’ambassadeur de France en Andorre Zaïr Kedadouche pour lui exposer ses doléances.

Pour autant, à peine un mois plus tard, l’ambiance ne semble plus trop à la discussion après de nouvelles fermetures de routes puis d’un passage obligatoire par le tunnel de Puymorens pour accéder au Pas.

Excédés, les commerçants et salariés ont pris la plume pour manifester leur mécontentement au représentant de l’Etat Français en terre andorrane.

«Nous sommes conscients que les conditions climatiques ont été particulièrement défavorables cet hiver. Or cet enneigement qui est exceptionnel cette année, était très habituel au cours des 30 années précédentes. La RN 20 est à la fois une route nationale mais elle est également une route internationale et européenne [...]» explique Karine Naudy, française résidente au Pas de la Case depuis 2001.

Elle rappelle dans son courrier que durant plusieurs jours aussi, les usagers ont dû emprunter le tunnel de Puymorens s’acquittant d’un péage de 6,50 € et devant faire 126 km en Cerdagne «sur des routes plus ou moins dégagées»

Et la jeune femme de poursuivre: «tout comme nous, vous comprendrez aisément que l’ensemble des touristes et des frontaliers travaillant en Principauté d’Andorre soient excédés par ces fermetures à répétition [...] Ne pensez-vous pas qu’il serait véritablement temps d’envisager une solution efficace, durable et donc définitive ?» interroge Karine Naudy.

L’association des commerçants «Initiative au Pas de la Case» demande donc le remboursement des coûts de péage engendrés par ces fermetures aux salariés et commerçants.

Deux lignes de réponse pour un courrier de plus de deux pages
La réponse de l’ambassadeur ne s’est pas faite attendre. Moins d’un jour plus tard, un courrier parvenait aux mains des représentants de l’association. Avec une grosse déception à l’arrivée.

«Le préfet, représentant de l’Etat français, a seul l’autorité de décision de fermeture de cet axe routier en fonction des conditions météorologiques, des risques d’avalanche et de sécurité en général.

S’agissant de vos doléances sur l’accord transfrontalier entre l’Andorre et la France, votre association étant de droit andorran et donc régie par la loi andorrane, il serait souhaitable que vous saisissiez aussi le Gouvernement Andorran
». Voilà en substance ce qu’évoque le courrier diplomatique.

Une réponse loin de satisfaire l’association ainsi que l’ensemble des salariés français travaillant en Andorre.

La balle semble dans le camp du préfet de l’Ariège qui n’a pipé mot sur ce sujet, évoquant à chaque fermeture le danger imminent pour les usagers de cette portion de route à cause de risque d’avalanche fort.

actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Fontanet | publié le: 14/03/2013 | 18:50 | Lu: 31015 fois