«Toutes les communes et communautés de communes ont reçu le nouveau projet de convention, maintenant on attend les retours officiels et les délibérations des unes et des autres»
Pierre Eychenne co-président du CLIC, se veut rassurant et confiant. N’empêche en ces temps de disette budgétaire, voire de gel, certaines communes se feraient tirer l’oreille pour mettre, davantage, la main à la poche.
De fait, lancé en grande pompe par l’état en 2003, ce dernier s’est progressivement désengagé de leur financement en faveur des Conseils généraux.
En Couserans deux CLIC coexistent, celui des 4 cantons associés à Saint-Girons (Massat, Oust et La Bastide de Sérou), présidé par Pierre Eychenne et celui présidé par Raymond Coumes englobant les cantons de Ste-Croix Volvestre, Castillon-en-Couserans et Saint-Lizier, l’ensemble étant coordonné à Saint-Girons, sous la houlette de Rachel Ruiz.
Ces deux CLIC ont vocation à se rapprocher pour davantage d’efficience et de mutualisation mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour.
Une contribution de 80 centimes par habitant demandée aux collectivités
«Ponctuellement, conforte Pierre Eychenne, les caisses de retraite apportent des financements, mais ce n’est pas de façon pérenne»
Principal financeur, le Conseil général apporte chaque année 80% du budget global. Cependant, rappelle-t-il, ce financement se cale sur les résultats de l’année N-1 et diminue donc mécaniquement.
«Pour cette année, il reste près de 30.000 euros pour boucler le budget. Il va falloir faire en sorte que ça fonctionne»
La première des solutions trouvée a donc été de prévoir une participation des communes et intercommunalités. «Ça s’est fait dans la transparence, en AG, tout le monde a reçu l’information» clame Pierre Eychenne.
Une contribution calculée sur le nombre d’habitants selon les dernières données INSEE et qui se veut exemplaire de «solidarités intercommunales», fixée à 0.80 euro/hab.
«C’est un choix politique, martèle Raymond Coumes. On met bien en place un service en faveur de l’éducation, la jeunesse et la petite enfance, il doit en être naturellement de même pour les actions en faveur des personnes âgées» (à partir de 60 ans, puisque c’est l’âge à partir duquel on peut bénéficier des services du CLIC).
Même si tous deux reconnaissent que ce sont bien entendu Saint-Girons et Saint-Lizier qui paieront un plus lourd tribut, au regard de leur population et qu’il «est vrai qu’un euro par ci s’ajoute à un euro par-là…»
Avant tout une question de solidarités envers les plus âgés
Et, le Conseiller général de rappeler que le Couserans est un «territoire à la population vieillissante» (35% de personnes âgées en Couserans contre respectivement 30% et 22% en Ariège et en France) et que de fait «davantage d’usagers font appel chaque année aux services du CLIC, dont il tient à rappeler la mission d’aide sociale apportée de façon permanente ou ponctuelle en cas de dépendance»
L’information et la recherche de financements pour des solutions d’aide-ménagère, de mise à disposition d’auxiliaires de vie (toilette, hygiène,…), de portage de repas, d’aménagement de l’habitat, font partie des missions de cet organisme, acteur du réseau Ville-Hôpital.
En 2011, derniers chiffres connus, ce sont près de 2.333 personnes qui ont fait appel aux services du CLIC. «Et puis, rajoute Raymond Coumes, il ne faut pas oublier la dimension économique puisque le CLIC emploie 7 personnes dont 5 animatrices sociales qui vont très régulièrement tenir des permanences dans les territoires au plus près des usagers»
Les deux présidents ont de bonnes raisons d’espérer qu’à terme «une solution de type guichet unique départemental au sein d’une maison de l’autonomie, avec des centres de coordinations dans les territoires, sera mise en œuvre le tout sous la houlette de l’ARS, car le Conseil général est fermement persuadé de l’utilité de ce dispositif»
Pour l’heure «il y a 30.000 euros à trouver sinon le cercle vicieux va nous entraîner année après année jusqu’à la fin du service» décrit Pierre Eychenne, «et au final ce sont les populations qui en pâtiront», complète Raymond Coumes.
Pour l’élu, «nos confrères n’ont qu’une question simple à se poser: veulent-ils de ce service en faveur des personnes âgées et dépendantes ?»
Confiant et/ou optimiste, il conclut: «la raison va l’emporter». Réponse d’ici la fin du mois de mars, avec les premiers retours des délibérations communales et intercommunales.
Pour plus d’informations sur les différentes permanences ou aides proposées :
CLIC du Couserans
Boulevard Noel Peyrevidal
09200 Saint-Girons
Tel: 05.61.96.21.93
www.clicducouserans.fr
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