L’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier dernier est dans le collimateur des syndicats ariégeois.
Manifestations, rendez-vous manqué ou plutôt annulé au dernier moment par les deux parlementaires ariégeois, les représentants des salariés étaient restés sur leur faim.
Hier soir c’est à la mairie des Pujols, sur les terres d’Alain Fauré, qu’a eu lieu cette rencontre.
Une centaine de syndicalistes venus soutenir la délégation intersyndicale CGT/FO/FSU et Solidaires dans une ambiance bon enfant, une table ronde de plus de deux heures permettant d’aborder le fond du dossier avec Frédérique Massat, Alain Fauré (députés) et Frédéric Gruard représentant Jean-Pierre Bel.
Un dossier qui selon Frédéric Birebent de la CGT «n’apporte aucune avancée pour les salariés mais au contraire qui n’apporte que des reculs»
Selon lui, l’ensemble des organisations syndicales représentent 80% des salariés du territoire et aujourd’hui en tant qu’élus, il faut faire entendre leurs voix.
Le secrétaire de la CGT se bat contre la pensée dominante selon laquelle «un accord pourrait amener davantage de flexibilité avec plus de sécurité […] c’est inacceptable, c’est un recul pour les salariés.
Cette rencontre nous a permis de recentrer le débat sur le constat suivant: les salariés créent des richesses dans les entreprises, ils ne peuvent pas être attaqués sur leurs droits sociaux»
Daniel Mémain pour Solidaires Ariège est tout aussi tranché sur la question: «avec ce texte on recule d’un siècle… cette rencontre avec Frédérique Massat et Alain Fauré doit être considérée comme une première étape qui permettra de renouer le dialogue social… cet accord est inacceptable, il faut continuer à convaincre les salariés dans les entreprises car tout seul on ne fera rien !»
Christian Gaston de FO avoue: «nous n’étions plus habitués au dialogue social dans ce pays mais dans ce cas de figure il a été mené bien trop rapidement pour un sujet aussi important qui met en cause le code du travail et les avancées sociales.
En Ariège on a été écoutés il faut se donner rendez-vous régulièrement jusqu’à la présentation du texte et s’il ne nous convient pas redescendre si nécessaire dans la rue»
Le message est à priori bien passé auprès des deux députés de l’Ariège.
Alain Fauré est conscient du bouleversement que peut apporter un tel texte mais «nous n’en sommes qu’à la première marche de l’escalier. L’Etat doit jouer son rôle et user de son pouvoir régalien et nous députés le nôtre afin d’y apporter les amendements nécessaires. Nous ne sommes pas là pour opposer les salariés aux patrons»
Une antienne reprise par Frédérique Massat qui en tant que parlementaire de la majorité entend bien apporter sa pierre à l’édifice législatif: «les choses ne sont pas figées, nous avons la capacité d’amender ce texte, c’est pour cela que le temps législatif est nécessaire»
Conscient de la difficulté de la situation économique, «le gouvernement a mis en place une série d’outils qui font partie d’une étape mais qui ne sont pas une fin en soi. Ce projet de loi sur l’emploi permet aujourd’hui de légiférer sur des pratiques qui avaient lieu mais qui n’étaient pas encadrées.
Ce texte n’est pas parfait c’est de notre ressort de l’améliorer. Certains pensent qu’il ne va pas assez loin du côté des patrons ou des salariés, c’est un consensus on est là pour conserver un certain équilibre par rapport à ce qui a été décidé, négocié et à la fin signé mais nous sommes là aussi pour faire entendre un certain nombre de voix qui permettent d’enrichir la réflexion»
De son côté Alain Fauré évoque la méthodologie: «Jean-Marc Ayrault a bien précisé le cadre et les orientations, les règles du jeu ont été fixées. Chaque année les différents représentants seront tenus de se mettre autour d’une table, apporter des correctifs nécessaires car la situation économique ne sera pas la même dans deux ans […]
Les syndicats jouent leur rôle et nous nous jouons le nôtre, notamment pour relayer le dialogue au niveau local. Nous entendons et comprenons les inquiétudes de tous les salariés»
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