Pour les syndicats et les salariés de la Sotap Carol reçus par le sénateur et la députée: «la bataille continue»
25/03/2013 | 18:55
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Après les «espoirs déçus» vendredi dernier, à l’issue de leur rencontre avec le préfet de l’Ariège, Salvador Pérez, les salariés de la Sotap Carol emmenés par Philippe Kerner, secrétaire du CE, rencontraient ce lundi le Président du Sénat et Sénateur de l’Ariège, Jean-Pierre Bel, et Frédérique Massat, députée de la 1ère circonscription.

Une rencontre à laquelle avait poussé le préfet lui-même ayant utilisé de son côté tous les recours permis par les dispositifs nationaux.

Comme à l’accoutumée, sono à fond et ambiance bon enfant pour ce nouveau rassemblement des salariés de la Sotap devant les locaux de la préfecture en ce lundi au soleil pendant l’heure et demie qu’aura duré l’entrevue entre la députée et le deuxième personnage de l’état et les quelques syndicalistes autorisés à les rencontrer.

Mines plus graves et attentives lorsque Christophe Couderc (CGT) prend enfin le micro pour commenter au sortir de la préfecture les principaux résultats de cette séance d’échanges.

«Les premières lettres de licenciement arrivent demain (mardi NDLR)»
Tandis que les premières lettres de licenciement doivent arriver «demain», et que la «dure réalité va nous frapper rapidement maintenant» comme le dira Alfred ancien salarié, les principales demandes des syndicalistes portaient «essentiellement sur les mesures d’accompagnement exceptionnelles réclamées». Christophe Couderc confirme avoir eu «des oreilles attentives à nos demandes»

Dans le cadre du PSE, du plan social portant sur la Sotap Carol, un «contrat de sécurisation professionnelle est prévu». A ce dispositif de droit commun les revendications des salariés de la Sotap Carol étaient «qu’il soit tenu compte du profil des personnes licenciées, beaucoup sont âgées, et de l’impact de cette fermeture sur un bassin d’emploi, le Pays d’Olmes, déjà sinistré pour obtenir la mise en place de cellules de reclassement»

Formule qui permet un accompagnement plus important encore en termes de moyens humains et financiers. «C’est d’abord 80% du salaire brut pendant un an, commentera Christophe Couderc, mais aussi des aides supplémentaires pour faciliter l’accompagnement et le retour à l’emploi, par des mesures spécifiques via des dispositifs de formation également»

Des dispositifs espérés plus efficaces pour les syndicalistes pour retrouver rapidement un emploi. «Pour obtenir ces moyens humains et financiers supplémentaires prévus dans le cadre de la cellule de reclassement on a besoin de l’intervention des élus et de leur soutien»

Sur ce point, Christophe Couderc et Philippe Kerner font état de l’engagement des parlementaires «d’aller faire pression sur le ministère compétent (en l’occurrence celui du travail qui pilote la DIRRECTE) pour obtenir gain de cause et ont tous deux bon espoir de résultats positifs»

Pour les syndicalistes, «il s’agit clairement désormais d’une décision politique»

Des propos confirmés par Frédérique Massat, interrogée au sortir de la préfecture puisqu'elle-même et le Sénateur, Jean-Pierre Bel vont «dès demain faire en sorte que toutes les mesures exceptionnelles prévues dans le cadre de la loi soient mises en œuvre»

Hormis cet engagement formel des deux parlementaires ariégeois, le deuxième point de satisfecit des syndicalistes était de pouvoir compter sur des aides exceptionnelles de la région dans le cadre des aides en faveur de la formation professionnelle dont elle dispose plus particulièrement en matière de reconversion.

«C’est notre dernier recours» dira le même Alfred à propos des démarches entreprises.

Pour Philippe Kerner aussi l’entrevue s’avère positive, «ils vont œuvrer, dira-t-il, pour nous c’est l’essentiel»

Pour autant, il sait qu’il va désormais falloir rester vigilant et attentif à la bonne mise en œuvre de ces promesses. Il sait aussi que maintenant, le plus dur va être de conserver l’unité des anciens de la Sotap.

Prochaine étape dès le 4 avril avec la cellule de pilotage destinée à faire état de l’éventuel avancement de la procédure de reclassement. «On va surveiller que les engagements de M. Bel et Mme Massat soient bien tenus. On va continuer à mettre la pression»

Même en dehors de l’entreprise, plus que jamais, le combat continue pour les anciens de la Sotap Carol.

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auteur: Sylvain Sastre | publié le: 25/03/2013 | 18:55 | Lu: 17890 fois