Le désarroi des salariés de la Sotap Carol
27/03/2013 | 18:52
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On a démonté le barnum, on a rangé la musique et les drapeaux… la page est tournée.

La CGT qui a accompagné les salariés dans leur dernier baroud d’honneur a quitté les lieux.

Ce matin peu avant midi, une poignée de salariés de la Sotap Carol occupaient encore les locaux de l’usine de Villeneuve d’Olmes, l’âme en peine.

Un moyen de retrouver cet esprit d’appartenir à quelque chose même s’il s’agit d’une usine fantôme.

«Depuis le 4 mars nous occupons les locaux, que ce soit ici à Villeneuve ou à Montferrier et nous serons là jusqu’au 31 mars puisque nous sommes payés jusqu’à cette date… c’est une manière de jouer les Cerbères, de veiller qu’il n’y ait pas de vols» indique un ex du textile.

«Nous ne voyons rien venir, ni le syndic, ni personne, à part des promesses… mais que les élus se rassurent nous restons dans le cadre de la loi !»

Après 30 ou 40 ans d’ancienneté dans l’entreprise, c’est un peu désabusés qu’ils envisagent l’avenir: «il faudra se contenter d’une indemnité standard, on va partir une main devant et une main derrière»

Peur de rester sur la touche, peur de grossir le bataillon des 12 600 demandeurs d’emplois décomptés le mois dernier dans le département de l’Ariège: «les organismes de formation n’ont à la bouche que l’aérospatiale mais nous n’avons pas l’énergie suffisante pour aller travailler à Toulouse… l’enveloppe de la cellule de reclassement n’est pas bien épaisse au prorata du nombre de salariés laissés pour compte»

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 27/03/2013 | 18:52 | Lu: 13187 fois