Stop à la casse, c’est le message clair que veulent adresser les salariés du Chiva à leur tout nouveau directeur, Michel Thiriez, entré en fonction il y a quelques jours.
«On a souhaité faire converger toutes les revendications pour tous les services sur une journée d‘action» prévient Frédéric Birobent de la CGT.
Jeudi 11 avril, les personnels travaillant au centre hospitalier du Val d’Ariège sont appelés à cesser le travail afin de faire valoir plusieurs revendications concernant des conditions de travail qui s’aggravent selon l’intersyndicale FO/CGT.
«La question semble être aujourd’hui: comment faire plus en dépensant moins? On demande aux salariés de générer plus de chiffres et d’activités mais avec les même moyens» s’offusque Stéphane Corticchiato, responsable syndical FO.
«On a un énorme rouleau compresseur que les agents voient venir sur eux. Et au bout, c’est la qualité et la sécurité des soins qui sont en jeu»
50% des Ariégeois qui pourraient être traités ici sortent du territoire départemental pour se faire soigner
«Cela fait deux ans qu’on alerte la direction sur nos conditions de travail, à chaque fois on nous renvoie vers des dates ultérieures sans réponse. Et maintenant, les personnels sont au bord de la crise de nerfs» appuie Jacques Gomes, CGT Chiva.
Pour insister sur cette notion, il rappelle les 21% d’absentéisme dans les services du Chiva qui vont au delà des la moyenne nationale. En deux années, le chiffre aurait explosé et symbolise le ras le bol des personnels pour l’intersyndicale.
«Tant qu’on gérera l’hôpital comme une entreprise, on ne répondra pas aux patients en terme de sécurité des soins. Il y a un manque de surveillance évident» pense Jacques Gomes.
De fil en aiguille, Frédéric Birobent craint pour la préservation et la pérennité d’un outil de santé de haut niveau dans le département. Quand on sait que 50% des Ariégeois qui pourraient être traités en Ariège le font dans d’autres départements, il y a semble-t-il un problème.
«On saisit l’opportunité de transmettre un message au directeur en lui demandant de ne pas suivre les directives de l’agence régionale de santé mais bien d’écouter les salariés» explique Jacques Gomes.
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