Mardi 9 avril après-midi, l'Assemblée nationale a adopté par scrutin public le projet de loi relatif à la sécurisation de l'emploi.
250 députés ont voté «pour», 26 ont voté «contre» et 278 se sont abstenus. Voilà ce qu’indique en temps réel le site internet de l’Assemblée nationale.
Le même jour, un mouvement national porté par une intersyndicale CGT/FO/FSU/ Solidaires rassemblait quelques milliers de personnes lors de 170 manifestations dans toute la France.
En Ariège, on a suivi le cortège de manifestants avec un rassemblement devant la sous-préfecture de Pamiers durant près de 2h mardi matin. Un cortège peu fourni après le premier rassemblement du 5 mars dernier.
«Pourquoi cette manifestation ne s’amplifie pas dans la rue, peut-être parce que cet accord a 27 articles et que les salariés ne sont pas encore imprégnés de tous les risques de cet accord» pense Christian Gaston, secrétaire départemental Force Ouvrière.
L’objectif était de mettre la pression sur le gouvernement qui doit ratifier l’accord national interprofessionnel, chose que les syndicats présents contestent, arguant que celui-ci est défavorable aux salariés. «Ce n’est pas un accord historique mais un accord qui consiste en un véritable recul social dans le monde du travail» pour Christian Gaston.
«C’est un accord scélérat qui déstructure à la fois le code du travail et les garanties collectives des salariés. Il est de la responsabilité des organisations syndicales de se mobiliser pour s’opposer à ce projet de loi et d’appeler les députés à ne pas voter ce texte à l’identique et de l’amender» explique Christophe Couderc, secrétaire départemental CGT.
Le syndicaliste explique que plusieurs articles dans l’accord remettent en cause des acquis du code du travail en matière par exemple de plan social, de mobilité ou de flexisécurité. «On ne peut pas nous dire que ce texte contient des avancées sociales car ce n’est pas le cas» pour Christophe Couderc.
«Le vote d’une loi n’éteint pas l’action syndicale»
«Que le chef de l’Etat et son gouvernement ne se gargarisent pas trop. Ce n’est pas parce qu’ils auront fait voter le texte qu’ils auront gagné politiquement. Le vote d’une loi de toute façon n’éteint pas l’action syndicale» justifie Christophe Couderc.
«Nous, on attendait un changement pour les salariés, un changement qui allait apporter des augmentations salariales mais aujourd’hui on ne voit rien venir. La rue s’exprimera une nouvelle fois et ce gouvernement devra en tenir compte» peste Christian Gaston.
C’est un rapport de force que souhaite imposer les syndicats ariégeois en cachant à peine leurs menaces: «ce gouvernement n’écoute pas le mécontentement de la rue. Peut-être que lui aussi paiera un jour les pots cassés» précise le responsable FO.
«La majorité de gauche doit faire attention à son vote» lance quant à lui le responsable CGT.
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