Sotap Carol: «des mouvements suspects de marchandises» selon les anciens salariés
10/04/2013 | 19:11
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Après la liquidation de l’entreprise, le combat des ex-salariés de cette entreprise textile a porté ses fruits.

Jean-Pierre Bel, président du Sénat, a obtenu du ministre du travail la mise en place d’une cellule de reclassement d’une durée de 12 mois en Pays d’Olmes pour l’accompagnement de ces 88 personnes et c’est la SODIE qui a été choisie pour les accompagner.

Aujourd’hui à tour de rôle ces anciens salariés occupent toujours les locaux
.

«Nous sommes là pour dissuader les visiteurs, les voleurs et toute personne malintentionnée mais également pour protéger le site où sont stockés des produits dangereux (nous sommes classés SEVESO risques chimiques)…

Au-delà, notre présence doit rappeler aux services de l’Etat que nous comptons aller au bout de nos revendications
» explique Philippe Kerner, délégué du personnel face aux salariés réunis en assemblée en début d’après-midi.

Certes ils sont conscients des avancées réalisées en matière de reclassement avec un contrat de sécurisation de l’emploi adapté mais ils demandent aujourd’hui un petit plus: la prise en charge des deux mois de préavis et de leur complémentaire santé.

«Les services de l’Etat et l’administrateur judiciaire se renvoient la balle mais rien n’est acté à ce jour… ce n’est pas la mer à boire mais à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles»

Concernant les mesures d’âges, sachant que la pyramide est très élevée (les plus jeunes ont 20 ans de maison), les représentants des salariés désormais invités à la table des négociations demandent que certaines personnes (les 50 ans et plus) bénéficient des départs anticipés (13 personnes seraient concernées).

Des «mouvements suspects de marchandises»?
Mais si les salariés ont invité la presse ce mercredi après-midi, c’est aussi pour faire quelques révélations.

En effet du 3 décembre au 18 mars, ils auraient noté des «mouvements suspects» de tissus et de matières.

Et le délégué syndical reste prudent dans ses affirmations et laisse à la justice le soin d'enquêter: «nous avons informé le procureur de la République et maître Brenac, liquidateur judiciaire, nous avons également pris un avocat spécialisé pour que les documents qui sont en notre pssession soient vérifiés et étudiés»

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publié le: 10/04/2013 | 19:11 | Lu: 19250 fois