La mairie a appris la nouvelle par hasard il y a quelques mois: Orange a le projet d’installer une antenne de téléphonie mobile à proximité de l’école de Cadirac (à 180 mètres très exactement).
Depuis, une motion d’opposition à cette implantation a été votée par la ville, qui n’a véritablement aucun moyen juridique d’empêcher les travaux (à partir du moment où l’antenne mesure moins de 12 mètres, et où le terrain est privé).
On s’en doute, le projet est assez mal vécu par la population et les parents d’élèves, qui s’inquiètent car les risques pour la santé des champs électromagnétiques sont encore assez méconnus, d’autant plus chez les enfants.
Et sachant qu’un rapport de la commission de l’environnement du conseil de l’Europe a récemment préconisé l’interdiction des téléphones portables et des systèmes wifi dans les écoles, au titre du principe de précaution.
Ce mercredi soir, une réunion publique (qui a réuni une vingtaine de personnes) a eu lieu à la mairie.
L’opérateur y a présenté les résultats d’une étude visant à mesurer les impacts de la nouvelle antenne.
Selon Rodrigue Roch, directeur des relations avec les collectivités locales en Ariège, «pour cette simulation, nous avons fait appel à un organisme accrédité indépendant.
Il faut déjà savoir que l’antenne est haute par rapport à l’école, donc elle n’est pas directement exposée aux faisceaux»
Et d’ajouter, «au point le plus exposé à l’école, le taux d’exposition serait à 0,2 volt/mètres, ce qui est infime.
Dans la règlementation, l’émission maximum est de 61 volt/mètres»
Enfin, Orange doit atteindre un taux de couverture du territoire de 98% d’ici fin 2011, «ce projet entre dans ce cadre» explique Rodrigue Roch, «l’objectif est d’apporter le haut débit mobile dans cette zone»
Normalement, l’antenne sera installée d’ici la fin de l’année.
Pour le moment, trois opérateurs sont installés sur la ville: Orange, Bouygues et SFR.
Des antennes sont présentes à l’espace Olivier Carol, sur le toit de l’immeuble de la gare et sur un bâtiment du Capitany.
Et il faut savoir qu’en 2009, la mairie a confié au CRIIREM (Centre de Recherches et d’Informations Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques) la tâche de mener une étude sur les ondes électromagnétiques dégagées à Foix.
Dans les conclusions, on y apprend que les niveaux sont en dessous des seuils recommandés.
Et le professeur Ruz (expert en nuisances électromagnétiques) y suggère par ailleurs de maintenir les antennes sur le toit de l’Espace Olivier Carol, considéré comme le plus approprié pour recevoir des antennes-relais.
Comme c’est un bâtiment public, les opérateurs ont besoin de l’accord de la mairie pour s’y installer.
C’est donc aussi pour la ville de Foix un bon moyen pour garder la main mise sur un dossier qui concerne la santé publique.
Et où pour le moment, le principe de précaution prévaut.
- Le Pays des Pyrénées cathares entre en résistance contre l'éolien industriel
- L'Ariège en route vers les législatives
- Eclairage public: qu'est-ce qu'on éclaire et quand?
- Mouvement de «ras le bol» chez les policiers ariégeois
- La réintroduction de l'ours ou la face cachée d'un conflit
- Aigues-Juntes: le village d'irréductibles gauchistes a voté
- Ariège: où sont parties les voix du Front National?
- Second Tour en Ariège: les résultats à la loupe
- 2ème tour: un raz de marée rose pour l'Ariège socialiste
- Les défenseurs de l'éolien donnent du souffle au projet du Pays des Pyrénées Cathares

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.




