Élections régionales en Ariège: Gérard Onesta (EELV) refait le coup des départementales

De gauche à droite: Dominique Mourlane (Front de Gauche), Marie-Pierre Vieu (Front de Gauche), Kathy Wersinger (EELV), Gérard Onesta (EELV), François Calvet (EELV), Liliane Cassan (PCF)
© midinews 2015

«Nous sommes la vraie gauche», attaque sans ambages Gérard Onesta en préambule à la conférence de presse qu’il a organisée ce lundi matin en terres ariégeoises. En quelques mots, la tête de liste (Europe Ecologie Les Verts) aux élections régionales de décembre 2015 plante le décor.

Le message écologiste est donc bien de sortie en vue du scrutin, mais il n’avance pas seul.

A ses côtés, le Front de gauche, la Nouvelle Gauche Socialiste, le Partit Occitan, et les Citoyens Démocrates Solidaires.

Ensemble, ils souhaitent porter un programme pour «rompre avec les pratiques politiques du passé», annonce l’actuel vice-président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées.

«Nous avons la prétention de dire que nous réinventons la pratique politique, poursuit celui qui veut désormais franchir la dernière marche vers la présidence. L’idée est de développer quelque chose de nouveau notamment au niveau des prises de décision».

Pour Gérard Onesta, l’actuelle gouvernance régionale de Midi-Pyrénées équivaut «au niveau zéro de la démocratie». «Si nous sommes élus, les citoyens seront mis dans les tuyaux de décision. Au besoin on ira jusqu’au référendum», assure-t-il.

L’ancien député européen a profité de sa conférence de presse pour présenter les candidats ariégeois engagés à ses côtés dans l’aventure, des candidats aux obédiences diverses: François Calvet (EELV), Liliane Cassan (Parti Communiste), Dominique Mourlane (Front de Gauche), Catherine Wersinger (EELV).

Quatre candidats pour une liste de cinq, car des discussions seraient actuellement engagées avec d’autres formations.
Les observateurs de France nous regardent comme une éprouvette politique
En présence également de l’un des membres du PG ariégeois Patrick Cauhapé et de Jean-Pierre Icre (PCF), Gérard Onesta a tenu à insister sur l’unité de la démarche: «on ne s’est pas rencontrés par hasard. Nous avons eu l’intelligence collective de montrer publiquement que nous avions un projet en commun.

Il est urgent que chacun dépasse ses propres intérêts. On a reçu des milliers de contributions sur notre plateforme internet. Les autres ne peuvent pas prétendre la même chose
».

Au chapitre des différences, François Calvet estime qu’il est urgent de changer de braquet: «J’ai découvert des pratiques au niveau régional qui sont incompatibles avec les objectifs que l’on se fixe. Avec ces méthodes on a tué le rôle de l’élu.

Nous ne sommes pas le rassemblement des contestataires. Les irresponsables, ce sont les autres, notamment en ce qui concerne les défis écologiques
»

Convaincu que «tous les observateurs de France nous regardent comme une éprouvette politique», Gérard Onesta mise sur cette «gauche arc-en-ciel» qui «s’organise enfin comme il le faut». «Cette fois, nous avançons ensemble pour gagner, et ça change tout».
 
Pour gagner quoi? La capacité de peser au second tour?

«Nous sommes en position d’être présents au second tour, estime Gérard Onesta. Dans ce cas précis, nous aurons besoin du rassemblement de la gauche pour battre la droite et l’extrême droite.

Dans ce cas, nous discuterons et fusionnerons avec les socialistes. De toute façon, quoi qu’il arrive, personne ne pourra gouverner seul. Nous serons donc en situation d’impulser ou de bloquer les décisions… ce que nous ne pouvions faire jusqu’à présent.

C’est une situation totalement inédite dans cette région où Martin Malvy décide seul. C’est sûr, ça va les changer
», affirme Gérard Onesta.

Une démarche qui n’est pas sans rappeler la logique des dernières élections départementales en Ariège, affichée sous la bannière Rassemblement à Gauche…

PH | 12/10/2015 - 19:16 | Lu: 10430 fois

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