Tribunal correctionnel de Foix: vol sous la contrainte ou pas ?

© midinews (archives)

Six mois, c’est la peine à laquelle a été condamné Zarife après un vol commis à Saint-Quentin-la-Tour le 9 août 2012.

Le prévenu ne nie pas les faits, mais explique y avoir été contraint par le père de sa compagne.
«Chantage affectif» pour Me De Meyer en défense
Le 9 août 2012, une maison était cambriolée à Saint-Quentin-la-Tour. Une fenêtre était brisée, la maison fouillée et divers objets volés.

L’ADN de Zarife était récupéré par les enquêteurs, grâce à une trace de transpiration retrouvée sur les lieux.

Entendu à Seysses où il purgeait une peine pour un autre délit (un vol en 2013 à Perpignan), le détenu avouait les faits, expliquant ne pas se rappeler ce qu’il y avait pris, ni avec qui il avait agi.

«Un comparse italien, pas encore identifié au regard de ses nombreuses identités» a rappelé son avocate. Condamné à de nombreuses reprises et avec «un casier assez chargé en tant que mineur», Zarife, 22 ans explique au tribunal «avoir été obligé» par le père de sa compagne à commettre ces vols.

Ce dernier aurait menacé ses enfants âgés de 6, 4 et 2 ans. Depuis que sa compagne a quitté Marseille pour l’Allemagne, il n’aurait plus peur de dénoncer ces contraintes.

Ce qui ne convainc pas le vice-procureur qui lui lance : «vous auriez pu disparaitre Mr pour éviter la pression.

J’entends qu’il a la fibre familiale, mais dans ce genre de délit, tous participent
». Après avoir rappelé les 12 condamnations, dont 8 pour vol ou recel, Claude Cozar a requis un an ferme pour «un multirécidiviste».

Les faits sont anciens glisse Me De Meyer avant de plaider pour une confusion de peines avec la condamnation de Perpignan, une «peine juste» et de revenir «sur le chantage affectif exercé par le beau-père».

Le tribunal a suivi la plaidoirie de la défense, a prononcé une confusion de peine. Zarife a été condamné à 6 mois de détention.

NR | 16/09/2015 - 19:11 | Lu: 8534 fois