Tribunal correctionnel de Foix: pour éviter «que les églises ne partent en fumée»

Après avoir été condamné en comparution immédiate le 24 mars 2015 à 6 mois de prison ferme pour avoir provoqué 4 incendies dans des églises ariégeoises, et avoir dégradé du mobilier de culte, outre le vol (en récidive) de bougies, Jean-Michel s’est à nouveau retrouvé devant le tribunal correctionnel ce mardi.
«Le mettre à l’abri pour éviter que les églises ariégeoises ne partent en fumée» glissait alors Claude Cozar, vice-procureur.
Ce mardi, Jean-Michel devait répondre «de dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes», des faits commis le 5 décembre 2013 à Foix. Des faits antérieurs à ceux lui ayant valu 6 mois de prison.
Pour rappel: Entre le 1er et le 20 mars 2015, il avait mis le feu à plusieurs reprises à l’église d’Ax (3 fois), mais aussi à celle de Saint-Girons (1 fois). Pour ce faire, il se servait de ses tickets PMU.
Jean-Michel qui est alors addict au jeu a donné plusieurs versions pour expliquer les faits. Il aurait mis le feu «pour se réchauffer, faire joli, se porter chance».
Conscient du bien et du mal pour le psychiatre qui l’a examiné lors de sa dernière condamnation en septembre 2014 (il a quelques condamnations à son casier judiciaire), Jean Michel est toutefois sous tutelle. À l’âge de 50 ans, il a passé la majorité de sa vie comme majeur protégé.
Suivi par le centre médico-psychologique de Foix depuis 2000, il souffre de troubles psychotiques et schizophrènes. Sorti de prison le 1er septembre, Jean-Michel se retrouve donc à nouveau sur le banc des prévenus.
Des faits antérieurs
Le 5 décembre 2013 à Foix, Jean-Michel a mis le feu dans les troncs de l’église Saint-Volusien de Foix.
Apparemment il avait à l’époque l’habitude de prendre 1 € par-ci, 1e par-là. L’abbé décidait donc de sécuriser les lieux (la paroisse ne demande pas de dommages et intérêts).
Peut-être Jean-Michel a-t-il mis le feu pour se venger, ou alors, plaide son avocat Me De Scorbiac, n’est-il pas l’auteur de ces dégradations, «Mr ayant toujours été honnête sur les dommages qu’il a pu provoquer». Au parquet, Claude Cozar a requis pour des soins indispensables.
En défense, Me De Scorbiac a plaidé la relaxe et à titre subsidiaire la confusion des peines, du sursis et mise à l’épreuve.
Le tribunal a retenu la confusion des peines et a condamné Jean Michel à 6 mois de sursis mise à l’épreuve et obligation de soins.
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