Session de la chambre d'agriculture: «il faut mettre sur la table les véritables pratiques des apiculteurs»

Vendredi dernier lors de cette session plénière il a beaucoup été question de budget et de loi des finances provoquant les foudres du président Toulis (voir notre article du 1er décembre 2014).
Pour autant les membres du bureau ont aussi abordé le dossier des zones vulnérables, la réforme de la PAC, le dossier installation, une motion relative à l’irrigation et à la retenue d’eau de Sivens a été votée et il a été question des apiculteurs.
«C’est une production capitale que nous souhaitons soutenir au même titre que les autres», précise Jean-François Naudi, vice-président de la chambre d’Agriculture qui face aux difficultés rencontrées par les apiculteurs ariégeois attendait comme beaucoup, le rendu de l’étude diligentée au printemps dernier par les services de l’État.
«Nous sommes un peu dubitatifs, car il y a des ruches implantées en zone de plaine où il y a peu de mortalité et avant de chercher la cause des problèmes chez les éleveurs, il convient de regarder chez soi. Nous allons participer à l’appel à projets pour une étude approfondie sur la pratique des apiculteurs et leur environnement. On ne peut pas reprocher à la Chambre d’Agriculture de ne pas s’intéresser à ce dossier, mais face aux incertitudes il faut trouver des solutions et accompagner les apiculteurs ariégeois sur le traitement de leur ruche».
Et Jean-François Naudy de rappeler que lors des visites de François Gester en Ariège, la présidente du GDS (Agnès Ferrand, également présidente de la FDSEA) était présente aux réunions, «preuve qu’il y a une véritable motivation de travailler en commun pour trouver des solutions à ces problèmes».
Par contre les membres du bureau de la chambre consulaire n’ont pas apprécié qu’avant même la publication du résultat des études, les apiculteurs pointent du doigt les pratiques des éleveurs: «au regard des analyses on retrouve que peu de produits phytosanitaires: 8 % dans les hautes Pyrénées et 23 prélèvements sont négatifs dans l’Ariège.
Par contre il y a des traces de produits de traitements utilisés pour les parasites des chiens/chats que les apiculteurs emploient pour le varroa et les viticulteurs en guise d’acaricide. Personnellement je n’ai aucun problème avec les apiculteurs de la plaine avec qui j’ai signé des conventions de partenariat pour la pollinisation des cultures de colza et de tournesol…
Il faut dépassionner le débat et mettre sur la table les véritables pratiques des uns et des autres. Nous sommes convaincus qu’il faut relancer l’étude, afin d’approfondir la problématique et trouver des solutions satisfaisantes pour tous».
Une affaire à suivre.
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