Laroque d'Olmes: 22 caméras de vidéoprotection installées

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Pour Patrick Laffont, maire de Laroque d’Olmes, «la première des libertés est celle de la sécurité».

Alors, «pour redonner du sens à l’action politique», les élus laroquais ont, sitôt les autorisations préfectorales validées, installé 22 caméras de vidéoprotection sur leur commune.
Patrick Laffont en avait fait un des douze engagements de sa campagne électorale
Installer des caméras afin de lutter contre délinquance et incivilité. Le 1er édile de Laroque d’Olmes nous confiait en mars dernier: «Il y a urgence de redonner l’espoir, de faire reculer les violences, les incivilités, l’urgence de casser les trafics».

Et Patrick Laffont de s’appuyer sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 indiquant: «la garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique instituée pour l’avantage de tous».

L’autorisation de la Préfecture est arrivée le 23 juillet; la municipalité devait installer, au minimum (c’est obligatoire), deux panneaux explicatifs.

Avec les congés du mois d’août, ces panneaux (au nombre de quatre, dont deux devant des containers municipaux de tri sélectif, «afin de lutter contre les dépôts sauvages») ont été réceptionnés et installés le 15 septembre. Aussitôt suivi par l’installation de 22 caméras de vidéoprotection.

Plusieurs zones ont été couvertes, la MJC, la mairie, le château - centre de loisirs, «lieu de vie de nos enfants et bien souvent le témoin d’actes d’incivisme», le centre commercial de Castillane, ou encore place Cabanette.

Désormais, les images sont exploitables et quatre personnes sont habilitées à les visionner. Si un acte délictueux venait à survenir, la gendarmerie prendrait aussitôt le relai.

La maintenance du système est, quant à elle, assurée par le maire, officier de police judiciaire de par son statut.

À Laroque d’Olmes des caméras ont été installées, des alarmes ont été posées dans les espaces publics, pour autant, maire et élus soulignent: «faire reculer les incivilités, les violences ne se fera pas en un jour, d’un coup de baguette magique. L’urgence qu’il faut n’est pas celle des illusions, c’est avant tout de l’impulsion et de la mobilisation».

Cinq caméras, balisant tout l’espace, ont été installées autour du centre de loisirs, «lieu de vie de nos enfants et bien souvent le témoin d’actes d’incivisme».

D’autres devraient voir le jour dans des lieux stratégiques: MJC (8 caméras), devant la mairie, devant la salle du Conseil municipal ou encore place Cabanette.

«Nous souhaitons couvrir les grands axes» précise Roland Pujol, 1er adjoint en charge du développement de la ville et des projets ambitieux.

Des propos approuvés par le maire rajoutant: «nous avons le désir de prévenir, de contribuer aux enquêtes judiciaires, mais nous ne souhaitons pas déplacer la délinquance». Patrick Laffont se disant prêt à apporter l’expérience de Laroque d’Olmes aux petites communes environnantes.

Afin de sécuriser les bâtiments publics souvent la cible d’incivilités, la mairie les a dotés d’alarmes sécurisées. Si une personne s’introduit illégalement dans les sites ainsi équipés, une sirène se déclenchera à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment.

En même temps, des photos seront prises et trois personnes prévenues aussitôt. Des moyens et des dispositions pour lutter «contre la délinquance et les vols».

Ainsi que l’indique Patrick Laffont, «malgré un endettement de 5 M€ nous nous étions engagés, à travers un plan biannuel, à mettre en œuvre ces outils, des outils ayant un rôle de dissuasion, car la délinquance revient cher aux municipalités».

NR | 24/09/2015 - 19:18 | Lu: 14751 fois