La foule des grands jours pour l'inauguration du collège de Mazères

© midinews 2015

Ce n’est pas tous les jours que l’on inaugure un collège.

«En Ariège, c’est tous les dix ans», comme l’a souligné le président du Conseil Départemental à l’heure des discours*.

L’événement avait donc déplacé de très nombreuses personnes ce vendredi à Mazères.

Elus locaux, de la mairie et de la communauté de communes, du Conseil Départemental, de l’Aude toute proche, des représentants de l’Etat, le sénateur, mais aussi des parents d’élèves, des collégiens eux-mêmes. Bref, la foule des grands jours.

C’est d’ailleurs dans une certaine, mais sympathique confusion que le traditionnel coupé de ruban s’est déroulé devant le portail d’entrée. Certains se précipitant même pour conserver un petit bout du tissu tricolore, en souvenir…

«C’est un événement pour la commune de Mazères, affirme d’ailleurs le maire Louis Marette. Mazères n’est pas qu’une charmante bastide, mais elle est aussi une ville dynamique qui prépare son avenir en pensant d’abord à celui de ses enfants»

Les mêmes chances de réussite qu’à Toulouse
L’élu rappelle à ce titre que «la commune a apporté sa pierre à l’édifice», avec la participation de la communauté de communes pour un total de plus de 2 millions d’euros.

Ajoutés au 11,5 millions d’euros investis par le Conseil Départemental, chacun a pu percevoir les enjeux du nouvel établissement qui a accueilli ses premiers collégiens à la rentrée de septembre.

Au cours de la (rapide) visite des lieux, guidée par la principale Martine Rumeau et trois de ses élèves, les personnes présentes ont constaté la qualité des installations proposées aux 305 collégiens inscrits cette année.

La rectrice de l’Académie a justement insisté sur le fait que «les équipements de qualité présentés, notamment sur le plan numérique, font que les élèves de cette zone plus rurale ont les mêmes chances de préparer leur avenir que leurs homologues toulousains par exemple»

«Vous avez relevé le défi à bras le corps pour préparer l’avenir de vos enfants, dit encore Hélène Bernard en s’adressant aux élus locaux. (...)

Je dis merci aux collectivités qui ont su s’associer pour cette réussite, pour donner naissance à cet établissement avec des ressources numériques dans toutes les classes, des équipements simples, mais aujourd’hui incontournables
»

Le symbole de ce que l’on peut faire ensemble dans une démocratie apaisée
Blessé par la polémique née des propos du député Alain Fauré sur la pertinence de la construction de ce collège à Mazères (lire notre article du 24/09/15), Louis Marette est revenu sur la genèse du projet, rappelant que le Conseil général avait décidé à l’unanimité la création de ce collège, sous l’égide d’Augustin Bonrepaux avec lequel «nous avons patiemment construit le projet»

«Cette œuvre restera le symbole de ce que l’on peut faire ensemble dans une démocratie apaisée», conclut-il.

Cette démarche politique, Henri Nayrou ne l’a pas reniée.

Dans son propos, le successeur d’Augustin Bonrepaux a même choisi d’enfoncer le clou : «Comment citer meilleur exemple de gestion publique et de cohérence.

Augustin Bonrepaux et Louis Marette ne partageaient pas la même sensibilité politique, mais n’ont eu qu’un seul objectif : la qualité de vie de notre jeunesse et la qualité de travail de la communauté éducative.

C’est comme cela qu’ils ont fonctionné, comme cela que fonctionnait le Conseil Général et que doit fonctionner le Conseil Départemental. Ceux qui pensent que les “amis des amis” sont mieux servis n’ont pas encore bien pris le temps de regarder travailler notre collectivité
»

L’heure est ensuite venue de lever le verre de l’amitié… au jus de fruit de pays bien sûr, présence de collégiens oblige !

*Allusion aux inaugurations des collèges de Seix et du Mas-d’Azil il y a respectivement dix et vingt ans.

PH | 25/09/2015 - 19:45 | Lu: 5350 fois