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Les aventures de Sindbad le marin à l'Estive
30/01/2012 | 20:07
Crédit photo: Polo Garat-Odessa

«Ecoute, portefaix, et vous, mes amis, écoutez ce qui est arrivé au cours de mes sept voyages, je vais vous détailler les peines, les difficultés et les morts terribles auxquelles j’ai échappé.

Ce sont là histoires étranges, aventures merveilleuses
»

La scène est à Bagdad, au temps de sa splendeur.

Sindbad le terrien, simple portefaix qui se plaint de son sort est invité par le fortuné Sindbad le marin à écouter le récit de ses aventures: sept soirs de suite, l’intrépide commerçant raconte sept voyages extraordinaires dont il revint à chaque fois un peu plus riche.

Nul bien sans peine.

Pour remercier le porteur de son attention, Sindbad lui offre sept fois une bourse de sequins bien remplie.

Nulle peine sans bien ! Ulysse de l’Orient, Sindbad échoue sur des îles où il croise habitants réels et créatures imaginaires et affronte une variété de péripéties qui tiennent l’auditoire en haleine.

De l’Iran, jusqu’aux contreforts de l’Inde et de la Chine, il combat les embûches magiques jetées sur son chemin.

Doué de courage, de ruse voire de cynisme, Sindbad trace sa route avec succès entre chevaux de mer, îles mouvantes, puits de cadavres, vallées de diamants...

Ce conte d’origine perse fut rattaché au XVIIIe siècle aux Mille et une Nuits par Antoine Galland, le traducteur qui fit connaître en Occident cette oeuvre anonyme venue d’Orient.

Laurent Pelly et Agathe Mélinand, adaptent ce grand livre d’aventures par goût du merveilleux, de la puissance des mots et de la machine de théâtre.

Avec des structures de bois, des voiles et des ombres chinoises immenses, trois comédiens et quatre acrobates recréent forêts luxuriantes, océans déchaînés, maharadjahs, princesses, ogres ou tortues géantes!

Porté par la jubilation du conte, le spectacle puise son rythme et sa dynamique dans la vigueur physique des interprètes.

Sauts, cascades et voltiges donnent vie au fabuleux, à la peur délicieuse des monstres et emportent petits et grands au pays des merveilles.
 
«J’ai eu envie d’écrire ce spectacle la première fois que j’ai lu le livre, il y a quatre ans.

La première fois, ce qui m’avait surtout fascinée, c’était l’énergie qui se dégageait de ce grand livre d’aventures, je me suis dit que c’était l’occasion d’écrire un spectacle extrêmement dynamique et rêveur en même temps […] Mais là ce qui me fascinait c’était un autre univers que j’aime énormément, celui du conte.

Sindbad, c’est le voyage mais avant tout le récit d’un voyage.

On peut évidemment, à ce sujet, faire le rapprochement entre Ulysse et Sindbad.

Pour moi, Sindbad est un Ulysse marchand, ils sont comme des cousins.

Le merveilleux, les choses improbables, c’est l’essence même de toute façon du conte dont le point de départ est presque toujours quelque chose de réel […] Le conte c’est le merveilleux qui transforme et transcende la réalité.

L’oiseau Rokh, par exemple, qu’on trouve dans un des voyages, est un oiseau géant qui existe effectivement à Madagascar, et là, tout d’un coup, cet oiseau géant que sans doute des voyageurs avaient vu, devient cet oiseau qui va faire s’envoler Sindbad pour le sortir de la vallée de diamants.

Et puis il y a aussi le raccrochement à tout ce qui est la réalité de cette époque: les marchands, la route de la soie, les caravanes, les caravansérails, et ce voyage incroyable de notre Marin dans l’Océan indien, en Indonésie, à Madagascar, et jusqu’en Chine et au Japon.

On part donc d’une situation réelle, un marchand qui voyage, et de son but réel : gagner de l’argent. [..] Les adultes de ces temps avaient sans doute une faculté d’émerveillement qu’on peut comparer à la faculté d’émerveillement de l’enfance.

C’est pour ça que j’ai toujours pensé que ce conte pouvait s’adresser à la fois à des enfants et à des adultes.

En tout cas, ce qui est sûr, c’est que je n’ai jamais pensé que ce serait un spectacle «
pour» les enfants, j’ai toujours pensé à des niveaux de lecture différents, qu’on ait 8 ans ou 88 ans» Agathe Mélinand
 
Les Aventures de Sindbad le marin
Agathe Mélinand - Laurent Pelly – Théâtre National de Toulouse
Mardi 31 janvier à 20h45 à l’Estive de Foix
Tarif à 7euros pour les moins de 13 ans
Renseignements et réservations au 05.61.05.05.55/www.lestive.com

Sourvce: l'Estive

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publié le: 30/01/2012 | 20:07 | Lu: 3628 fois