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Blocage de la Déviation d'Ax: à chacun sa version
15/03/2012 | 19:36
© MidiNews (archives)
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aménagement du territoire Déviation d'Ax: le Conseil général propose un «deal» à l'Etat

Déjà dix ans de travaux, un chantier inachevé et un conflit non résolu entre le Conseil général et l’Etat...

Le dossier de la déviation d’Ax refait régulièrement surface dans les aléas de l’actualité départementale.

Nul doute qu’avec la campagne législative qui prend peu à peu son élan, ce dossier sera un sujet important de débat.

Pour ceux qui auraient raté un épisode, rappelons qu’au départ, l’aménagement de la RN20 (future E9?) entre Tarascon-sur-Ariège et Ax-les-Thermes figurait au sein d’un «contrat de plan 2000-2006»

L’opération devait être réalisée d’ici 2007, financée par l’Etat et la Région uniquement.

En 2009, le préfet sollicite finalement le département de l’Ariège pour financer une partie des travaux à hauteur de 6 millions d’euros.

Le Conseil général commence par refuser dans un contexte de restriction budgétaire.

En octobre 2011, l’Etat remet un certain nombre de crédits sur la table. De quoi convaincre la collectivité locale de participer à hauteur de 6 millions d’euros.

Mais à un certain nombre de conditions: en échelonnant le paiement dans le temps selon un calendrier précis d’avancement des travaux sur la déviation d’Ax-les-Thermes, mais aussi à l’engagement des travaux de la déviation de Bouan/Sinsat, à l’acquisition des emprises nécessaires à la déviation de Tarascon sur Ariège et de Quié, et enfin à l’engagement de la procédure de DUP de la déviation de Mérens.

Pour Philippe Calléja (maire de Saverdun, conseiller régional, président de l’UMP et candidat aux législatives), il suffit de regarder la réalité des chiffres et le dossier pour comprendre que «tout part d’un non local !»

«Les travaux auraient dû commencer en 2007. Cela fait 5 ans que l’on attend et que le dossier est bloqué.

En attendant, les installations se détériorent. C’est un scandale et un gaspillage de l’argent public !
»

Pour le candidat, les responsabilités sont bien ariégeoises, «aujourd’hui, le dossier est bloqué par la volonté d’Augustin Bonrepaux et du Conseil général, qui mettent toujours plus de conditions au versement des 6 millions d’euros.
La liste s’allonge à chaque nouveau courrier au préfet de région
»

Et de conclure, «le conseil régional a voté des crédits pour Tarbes et Auch. Ceux de l’Ariège sont en suspens»

Augustin Bonrepaux n’a pas la même analyse de la situation.

Pour lui, la participation du département a été décidée le 24 octobre 2011.

Dans un communiqué, il explique «la présentation qui est faite de ce dossier laisse penser que le refus du Conseil général de l’Ariège de participer à hauteur de 6 M€ pour cette opération évaluée à 69,3 M€ en empêche l’achèvement alors que précisément, nous avons, avec ce dossier, un nouvel exemple de la désinformation actuelle de l’Etat et du Gouvernement Sarkozy»

Selon lui, les conditions posées visent «à s’assurer qu’une fois la déviation d’Ax les Thermes achevée, l’engagement des autres opérations soit assuré, ce qui justifie une crainte très forte avec le gouvernement actuel»

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 15/03/2012 | 19:36 | Lu: 31104 fois