C’est symboliquement devant les locaux de l’URSSAF et de la CAF qu’un rassemblement a eu lieu ce jeudi à Peysales (Foix), dans le cadre d’une journée d’action nationale lancée par le syndicat CGT.
Des manifestations ont eu lieu un peu partout en France.
«Pour la première fois, on réunit un collectif «protection sociale» qui comprend la sécurité sociale au sens large (CAF, URSSAF, CPAM, MSA, Pôle Emploi), avec nos collègues de l’action sociale et de la santé» explique Abdallazar Atia, délégué CGT à l’URSSAF09.
Car tout ses structures sont liées, «si on simplifie le circuit: la sécurité sociale est un organisme avec les URSSAF qui recouvre les cotisations auprès des employeurs.
Avec cela on vient financer les cotisations versées par les CPAM, les CAF, mais qui garantit aussi le remboursement quand les gens vont dans les hôpitaux pour des problèmes de santé, etc.»
Un mode de fonctionnement qui est aujourd’hui gravement menacé selon la CGT.
On ne compte plus le nombre d’attaques subies par ce système ces dernières années argumente le syndicat: fusions, restructurations, régionalisations, abandon de certaines activités, ou encore réduction d’effectifs.
Des mesures qui selon la CGT «ne résolvent en rien le manque de recettes de la protection sociale»
«Depuis des années, on connaît des réformes de la Sécu. Certes il faut faire des économies, on ne le conteste pas. Mais on demande toujours aux mêmes de se serrer la ceinture» regrette Abdallazar Atia.
Il ajoute «aujourd’hui, on est confronté à une privatisation en douceur (même si on n'emploie pas ce mot) de la sécurité sociale, qui je le rappelle a été fondée sur le principe de solidarité par le Conseil national de la Resistance. C’est dans cet esprit que les fondateurs de la Sécu ont créé ce système»
Même goût amer laissé par les Réformes du côté de la santé où une politique de «rentabilité du soin» est dénoncée, incarnée dans la loi HPST (hôpital patient santé territoire), avec comme conséquences directes l’élaboration par l’Agence Régionale de santé (ARS) de plans stratégiques régionaux de santé.
«Nous dénonçons une santé à 2 vitesses» explique Laetitia Dupuy (CGT, secteur santé), «quant aux réformes, elles mettent à mal le personnel. Mais les premières victimes sont aussi les usagers de la santé et les assurés sociaux»
La revendication des manifestants était donc ni plus ni moins la «reconquête de la protection sociale pour créer un vrai et grand service public de santé et d’action sociale»
Un message qui à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles pourra peut-être inspirer certains candidats.
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