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Prévention Routière: un cascadeur pour convaincre
08/09/2011 | 20:07
© MidiNews 2011

A 60km/h, la voiture n’a pas vu le scooter. Elle le percute. Le choc est très violent.

Le plastique et le verre volent dans les airs, tout comme le motard qui retombe lourdement. Le scooter est propulsé à plus de 50 mètres.

Le corps sans vie du mannequin utilisé pour l’occasion est tout aussi inanimé que le jeune qui aurait pu se trouver là dans une scène de la vie quotidienne, en une fraction de seconde.

Ce jeudi, au delà des grands discours, des lycéens ont pu voir, sentir, et écouter le bruit et la violence d’un choc, lors d’une journée de prévention routière un peu particulière.

En cette rentrée, le lycée Irénée Cros de Pamiers (avec la collaboration des services de la prévention routière, du CLSPD, des pompiers, de la police, des assurances) n’a pas lésiné sur les moyens pour marquer les esprits.

Un cascadeur professionnel, habitué des plateaux de cinéma, s’est cette fois mis au service de la prévention routière.

Et après «l’accident», les réactions chez les élèves sont unanimes, «c’est impressionnant quand on se dit qu’il y a peut-être des gens qui ont vécu la même chose» réalise un jeune.

«La collision est super violente, ça fait peur» admet un autre. Idem pour son compère, «je pensais pas que le scooter allait partir au taquet loin !»

Le but est atteint selon Frédéric Labarde (le proviseur), «il faut que l’on soit à la fois dans l’ordre du discours et à la fois dans des choses très pragmatiques. Ils ont besoin de voir des choses qui marquent les esprits»

Dans son intervention, Philippe Severe (formateur dans la Police), joue sur la corde affective, «on joue à la game boy, on perd, on va relancer une partie.

Là le gamin, même si c’était un simulacre, ne pourra pas réappuyer sur Start, c’est pas possible [...]

C’est aussi important d’expliquer qu’il y a des parents derrière, des grands-parents, des frères, des sœurs, des oncles, des amis
»

Cette cascade aura aussi été l’occasion de parler de secourisme quand sur 200 spectateurs, seulement 5 ou 6 déclarent maîtriser les gestes des premiers secours.

«En France, on est un peu en retard sur le secourisme» regrette le pompier formateur Patrick Leonardelli, «pourtant avec les premiers gestes, on peut sauver des vies»

Autant de messages qui, c’est certain, n’auront pas laissé indifférents les lycéens.

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 08/09/2011 | 20:07 | Lu: 12965 fois