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Hébergement d'urgence: les différentes structures de Foix vont fusionner
09/09/2011 | 19:36
© MidiNews 2011
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A Foix, les différentes associations qui géraient l’hébergement d’urgence vont fusionner en une seule et même structure: un «Service d’Accueil et d’Orientation»

Un appel a projet a été lancé et le jury (Etat, Conseil général, Mairie) a rendu son avis le 31 août: c’est l’association Hérisson Bellor qui a été choisie parmi trois candidatures.

On l’a vu récemment dans l’actualité nationale, l’air du temps n’est pas vraiment à l’augmentation du nombre de places dédiées à l’hébergement d’urgence (qui accueille des personnes en difficulté, sans-abri, mais aussi des familles étrangères en demande d’asile).

Une «Maison-relais» prévue pour la fin 2012

«La politique du gouvernement en ce moment est de diminuer l’hébergement d’urgence au profit de logements adaptés» note Véronique Castro, directrice du Pôle de Protection des Populations de l’Ariège.

Dans des dispositifs comme les «maison-relais» notamment.

Un tel projet de 20 places est déjà sur les rails à Lavelanet. Il serait financé par l’Etat.

L’objectif est de construire des logements que les personnes pourront louer en fonction de leurs revenus.

«C’est la transition entre le logement d’urgence et le logement autonome» explique Véronique Castro, «même si chacun est dans son logement, il y a un suivi social»

Et face à des crédits à la baisse, on fait la chasse aux économies.

A Foix, 3 associations vont fusionner en une même structure. Il s’agit de l’ACPE («L’Auberge collective du Pont de l’écho», 16 places et un accueil 24h sur 24), «Chélidoine» pour l’accueil de jour, et «Léo Lagrange» (6 places en accueil de nuit).

«Si on ne le fait pas, c’est la mort de l’hébergement d’urgence tout court !» assure Véronique Castro (directrice du Pôle de Protection des Populations en Ariège), qui ajoute: «l’objectif est de maintenir l’existant de la capacité d’accueil à Foix»

Le but est de laisser les locaux dans l’actuelle Auberge du Pont de l’écho. La structure actuelle a, suite à des difficultés financières, été placée en redressement judiciaire et passe au tribunal en octobre. Dans un communiqué, le conseil d’administration de l’ACPE affirme que «l’ association a redressé sa situation financière»

Après ce passage au Tribunal de Grande Instance de Foix, il y aura donc «une phase de négociation, de tractation entre les associations pour savoir comment reprendre l’immeuble et les salariés des différentes structures» explique Véronique Castro.

Les services de l’Etat espèrent que les tractations seront terminées aux alentours du mois de janvier.


Y-a-t-il un manque d’hébergement d’urgence en Ariège?

Pour les associations, la réponse est oui.

Pour loger un primo-arrivant en mauvaise santé et une famille arménienne (avec deux enfants) n’ayant pas obtenu le droit d’asile, le Secours Populaire a dû installer cet été deux caravanes à Pamiers, les capacités d’hébergement étant saturées.

Pour Robert Mourlane du Secours Populaire: «on n’aime pas trop faire ce que l’on fait, mais on ne peut pas faire autrement. Il n’y a pas suffisamment d’hébergements»

En plus des 16 places à l’Auberge du Pont de l’écho et des 6 places au Léo Lagrange de Foix, il y a dans le reste du département 18 places (plus 4 en hiver) au centre Herisson Bellor à Pamiers, 6 places à Lavelanet et 2 à Saverdun.

Au total, dans le département de l’Ariège, il y a donc 48 places en hébergement d’urgence (et 42 en été).

Pour Véronique Castro (directrice du Pôle de Protection de population), «on en manque bien moins qu’ailleurs! Mais c’est vrai que l’on manque toujours de places.

Car la demande est toujours en augmentation. Il y a des moments de grandes tensions quand des familles de demandeurs d’asile arrivent
»
actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 09/09/2011 | 19:36 | Lu: 10405 fois