On ne le sait peut-être pas mais le travail en milieu pénitentiaire est une des missions de service public de l’administration pénitentiaire au-delà de son rôle de garde et de contrôle des personnes en détention.
Son objectif, favoriser l’insertion des personnes dans la vie active au terme de leur détention. La formation professionnelle et le travail pénitentiaire sont des outils au service de cet objectif.
Christophe Usanos est responsable de la section travail-emploi à la direction interrégionale des services pénitentiaires de Toulouse.
Il est en charge du développement de l’emploi au sein des 16 établissements composant l’inter région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon.
Parmi eux douze disposent d’infrastructures dédiées au travail.
«Travail et formation professionnelle sont des droits pour les détenus incarcérés qui en font la demande»
Selon le type d’établissement (maisons d’arrêts pour les courtes peines ou centres de détention pour les peines plus lourdes), l’administration organise en collaboration avec les entreprises du secteur privé l’implantation d’activité de production en établissement pénitentiaire.
Ce régime de la concession permet à l’entreprise de bénéficier d’espaces de production mis à sa disposition (atelier) et de recourir à la main d’oeuvre pénale volontaire rémunérée sur la base de 45% du SMIC.
Dans les maisons d’arrêt il s’agit souvent d’activités ponctuelles ne nécessitant pas de compétences particulières (ensachage, encartage, conditionnement de produits) permettant de s’adapter à l’important turn-over de cette population.
Dans les établissements pour peines, des activités plus pointues peuvent y être développées (métallerie, mécanique, menuiserie, confection,…) avec des profils de postes souvent plus qualifiés (tourneur, fraiseur, ajusteur, soudeur,…).
D’autres activités voient également le jour dans le secteur tertiaire avec l’implantation de centres d’appels.
Cependant «90% de l’activité pénitentiaire reste industrielle»
Autre régime de travail organisé en détention, le service général, permettant aux détenus de travailler sur des activités liées au fonctionnement des établissements (buanderie, cuisine, bibliothèque,…).
Le détenu est alors rémunéré directement par l’administration pénitentiaire.
Pour répondre aux demandes des détenus, l’administration a mis en place des procédures permettant de tenir compte de différents critères et exigences liés aux postes de travail et à l’emploi en prison.
Des actions de formation sont en outre mises en œuvre de même que des dispositifs d’accompagnement notamment de validation des acquis de l’expérience, dans le but de faciliter leurs réinsertions sociales. Le détenu s’inscrit alors dans une logique de préparation à la sortie.
Pour le détenu, le travail représente un véritable intérêt. Il lui permet d’améliorer sa détention par l’achat de biens courants de consommation, d’apporter une aide à sa famille, de se constituer un pécule mais aussi de contribuer à l’indemnisation des parties civiles.
Pour l’entreprise, c’est l’opportunité de développer une activité offrant des conditions d’emploi à la fois souples et économiques (mise à disposition gracieuse d’un espace de production, rémunérations et charges réduites, flexibilité des effectifs).
Aujourd’hui c’est plus de 35 entreprises qui ont fait le choix, sur l'inter région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, de ce mode de collaboration.
Elles permettent à plus de 600 détenus d’occuper un emploi à temps complet dans des secteurs d’activités très diversifiés (industrie aéronautique, mécanique, cosmétique, bois ou emballage).
La maison d’arrêt de Foix vient d’inaugurer un atelier de 150m² pouvant répondre aux besoins des entreprises en recherche d’une main d’œuvre. Reste à le faire savoir au milieu économique local.
Pour en savoir plus:
Christophe Usanos
Direction Inter régionale des Services pénitentiaires de Toulouse
05 62 30 58 27 et 06 71 37 35 73
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