Un «Contrat local d’engagement de lutte contre la précarité énergétique» à l’échelle départementale vient d’être signé. Il associe une série d’institutionnels: l’Etat, l’Anah (Agence Nationale de l’Habitat), le Conseil général, la Carsat, la CAF, la MSA ou encore la Sacicap.
L’occasion de faire un focus sur un programme national: «Habiter mieux», qui vient d’être lancé par l’ANAH (qui a une délégation territoriale en Ariège) et qui s’attaque à la précarité énergétique.
C’est un programme d’aide à la rénovation thermique des logements de propriétaires occupants dits «modestes ou très modestes»
Car les chiffres démontrent l’ampleur du problème. Une enquête nationale de 2006 estime que 3,4 millions de ménages sont en situation de précarité énergétique, c’est à dire qu’ils consacrent plus de 10% de leurs ressources à leur facture d’énergie. Parmi ces ménages, 87% sont logés dans le parc privé et 62% sont propriétaires de leur logement.
Dans le but de faire baisser ces chiffres, des crédits sont donc distribués par l’Anah, en articulation avec les subventions que l’agence accorde déjà aux propriétaires occupants (contre les habitats indignes par exemple) réalisant des projets de travaux d’amélioration de leur logement.
Il s’agit d’une aide financière et d’un accompagnement personnalisé, permettant aux propriétaires (qui occupent leur logement) se réaliser des travaux de rénovation thermique.
Le but étant évidemment de faire diminuer la consommation d’énergie. Concrètement, cela peut concerner l’isolation des murs, le changement d’une chaudière, ou encore l’isolation des combles d’une toiture.
Et même si ces travaux représentent un investissement de départ, on estime par exemple qu’isoler les combles perdus d’une maison coute entre 2500 et 5000 euros, mais apporte une amélioration thermique de 27%, soit une économie annuelle de 474 à 636 euros selon le mode de chauffage.
Même calcul pour le changement d’une chaudière pour une chaudière «basse température» coûte entre 3000 et 7000 euros. Mais ces travaux apportent une réduction de 25% des consommations d’énergie soit un gain sur la facture annuelle de 443 euros (en utilisant le gaz) ou 656 euros (en utilisant du fioul).
Autre point important: les travaux ne doivent pas avoir commencé avant le dépôt de la demande d’une aide.
Au niveau national, un objectif précis a été défini: traiter 300 000 logements d’ici à 2017, en accompagnant le financement des travaux de rénovation thermique les plus efficaces.
Il faut quand même savoir qu’il y a des conditions d’octroi assez strictes: il faut être propriétaire occupant de son logement (achevé depuis au moins 15 ans, qui ne doit pas avoir fait l’objet d’un autre financement de l’Etat ou d’un prêt à taux zéro dans les dix années précédant la demande).
Il faut aussi avoir des revenus ne dépassant pas un certain seuil, et réaliser des travaux améliorant d’au moins 25% la performance énergétique du logement.
Pour toute question,
0 820 15 15 15
www.habitermieux.fr
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