Ce n’était pas prémédité. Et pourtant, c’est bien le 1er décembre (Journée Mondiale de lutte contre le Sida) qu’est arrivée une livraison fournissant le centre de dépistage de Pamiers en kilos de préservatifs féminins et masculins pour les 6 prochains mois.
Des cartons déballés et stockés comme pour réaffirmer l’importance de ce lieu pour le département, dédié à l’information, à la prévention, mais aussi au dépistage où se côtoient médecins et infirmières. Le dépistage y est gratuit et anonyme.
«Pour l’instant, c’est un lieu unique même si le but est d’essaimer sur l’ensemble du territoire» explique le médecin Gregory Mauraizin.
Les premiers centres de dépistages anonymes et gratuits ont été créés en 1998 pour encourager le dépistage volontaire. En Ariège, c’est en 2008 que le centre appaméen a ouvert ses portes. Il en existe actuellement 390 en France.
En 2010, le centre a reçu 700 consultations (sur 3 demi-journées par semaine).
Ce sont des lieux importants car 8% des dépistages y sont réalisés. Et ils touchent un public jeune et plus à risque.
«Le dépistage est conseillé à l’ensemble de la population, insiste Grégory Mauraizin, même si c’est vrai qu’il y a des populations à risques chez qui on continue d’observer un développement de l’épidémie: la population homosexuelle, les populations migrantes en particulier subsahariennes très touchées par le virus, mais aussi les prostituées et les usagers de drogues par voie intraveineuse»
Le médecin met donc l’accent sur la prévention, «car on observe une recrudescence des comportements à risque, notamment pour les autres maladies sexuellement transmissibles dont nous parlons ici»
Certaines idées reçues ont aussi la vie dure: «il n’y a pas de baisse du nombre de contaminations. Il y a toujours 6000 à 7000 contaminations en France par an»
Chaque année en France, environ 1000 personnes meurent du sida donc, «même si on parle beaucoup de l’amélioration de la trithérapie, il faut dire que l’on ne guérit pas du sida et que l’on en meurt encore»
Le dépistage est donc toujours un enjeu de santé publique, «50 000 personnes sont atteintes sans le savoir. Ces gens là pourraient bénéficier de traitements qui améliorent l’espérance et la qualité de vie»
Pour une personne sur cinq, le diagnostic est encore trop tardif. Or, le bénéfice d’une prise en charge précoce n’est plus à démontrer: elle permet à la fois une amélioration de la qualité de vie de la personne infectée et une diminution du taux de transmission.
| Quelques chiffres Le virus du Sida est responsable de 2 millions de morts par an dans le monde. En France, près de 7000 nouvelles infections par le VIH sont déclarées chaque année. En Midi-Pyrénées, en 2009, 210 cas de VIH ont été diagnostiqués et 69 de Sida. En France, environ 50 000 personnes vivent avec le virus sans le savoir. Pour une personne sur cinq, le diagnostic est encore trop tardif. Infos pratiques: Infirmières et médecins reçoivent sans rendez-vous au 20 rue Charles de Gaulles à Pamiers, le lundi de 10h à 13h et de 15h à 18h, le jeudi de 15h à 18h. 05 61 03 33 67 ou 06 63 24 86 05 |
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