Quelques minutes passées au côté d’une personne en fauteuil ou malvoyante dans les rues de Pamiers suffisent pour s’en rendre compte: les stationnements «minute» sur le trottoir (devant le distributeur de billets ou la boulangerie, qui semblent anodins à une personne valide) peuvent devenir des obstacles de taille, parfois insurmontables.
Place de la République, rue Gabriel Péri, rue Charles de Gaulle, une action de sensibilisation a eu lieu ce mardi, où plusieurs conducteurs se sont fait poliment remonter les bretelles.
D’autres, absents sur les lieux du crime, ont trouvé de fausses contraventions sur le pare-brise.
Puisque c’est dans un but de sensibilisation que ce mardi, les services de l’Etat, la mairie de Pamiers et les associations ont organisé cette expérience grandeur nature.
«Le message d’aujourd’hui concerne les stationnements interdits ou gênants et les ennuis qu’ils peuvent occasionner aux personnes en situations de handicap» explique Jean-François Desbouis (directeur départemental des territoires).
Michel Subra (en fauteuil et membre de l’Association des Paralysés de France) admet que ces comportements des automobilistes «compliquent beaucoup la vie.
Quand on ne peut pas continuer sur un trottoir, on est obligé d’attendre, ou de revenir en arrière pour chercher un passage bateau pour pouvoir descendre.
Puis il nous faut passer sur la chaussée, où c’est quand même très dangereux au contact des voitures»
Sans oublier les automobilistes qui «prennent nos places de parking. Car ça c’est le principal problème»
Dans la rue d’Enrouge à Pamiers, étroit passage du vieux centre, un camion est garé sur un des trottoirs, qui n’est déjà pas bien épais.
Les personnes en fauteuil n’ont pas d’autres choix que descendre du trottoir et de se confronter aux voitures.
Corinne Romero (déléguée départementale de l’association française contre les myopathies) n’est pas vraiment surprise: «c’est quelque chose qui arrive souvent.
Quand ce sont des travaux ou des livraisons, on arrive encore à le comprendre mais quand ce sont des particuliers, c’est plus agaçant !»
«D’autant plus qu’à 40 mètres, il y a des stationnements gratuits pendant 1h30» renchérit Jean-Pierre Cassagnaud (de la DDT09), «donc il paraît logique que cette personne prenne conscience que le stationnement sur le trottoir n’est pas tolérable»
Selon Jean-François Desbouis, «c’est valable pour les personnes en situation de handicap comme pour les personnes qui temporairement voient leurs déplacements compliqués: celui qui s’est cassé une jambe, ou une maman avec sa poussette»
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