Accueillir les personnes ou familles en difficulté ou sans abri. Telle est la mission des structures qui assurent l’accueil d’urgence.
Mauvaise nouvelle à Foix à quelques jours des fêtes: un projet de réorganisation de l’offre d’hébergements d’urgence vient de capoter.
L’objectif était en fait de créer un «Service d’Accueil et d’Orientation»
Petit récapitulatif: un appel à projet a été lancé. En août dernier, les partenaires (Etat, Conseil Général, Mairie) choisissent l’association Hérisson Bellor pour créer ce service, dont l’objectif est de mutualiser l’action de trois structures existantes: l’ACPE (L’auberge du Pont de l’écho, qui offre 16 places et un accueil 24h sur 24), «Chélidoine» pour l’accueil de jour, et le «Léo Lagrange» (qui dispose de 6 places en accueil de nuit).
Mais retournement de situation: l’association Hérisson Bellor a annoncé début décembre qu’elle jetait l’éponge.
Selon le directeur de la structure, «on a décidé de nous retirer suite à de multiples obstacles. Il était impossible de rentrer dans le cahier des charges, ni même dans le budget»
Parmi ces obstacles: la question des locaux (l’association n’a pas réussi à trouver de locaux pour abriter ces nouvelles activités), et la reprise du personnel des structures censées fusionner.
Sur ces points, la négociation entre associations a mené à l’impasse.
Selon le préfet de l’Ariège Salvador Pérez, «des exigences supplémentaires qui ne figuraient pas dans le cahier des charges initial sont venues s’ajouter au fur à mesure. Reprendre tous les personnels, c’était mission impossible!»
Au contraire, du côté de l’auberge du Pont de l’échos, on affirme que la reprise du personnel était clairement inscrite dans l’appel à projet dès le départ. Quand aux locaux, l’ACPE a proposé de louer les siens à l’association Hérisson Bellor. Mais il n’y a pas eu de suite.
A l’heure actuelle, «on repart à zéro» résume le préfet qui poursuit, «il y a de toute façon une régionalisation en cours de l’asile qui nous aurait obligé à revoir la copie en 2012»
Et du côté des services de l’Etat, à la veille des périodes de grand froid, on assure que le dispositif d’hébergement sera réactivé dans sa forme ancienne (les trois structures fonctionnant de leur côté).
«On va passer l’hiver comme ça et garder le cap comme ça jusqu’à fin avril» affirme Salvador Perez.
Mais il semblerait que dans l’état actuel des choses, aucun accord n’ait véritablement été trouvé avec l’Auberge du Pont de l’échos quant à la poursuite de ses activités cet hiver.
Avec ses 16 places, la structure assure pourtant l’essentiel de l’accueil d’urgence à Foix.
L’association considère pour le moment que sans accord pérenne sur la poursuite de son activité pour 2012, elle fermera ses portes le 31 décembre comme prévu.
| Quel est le dispositif d’hébergement d’urgence en Ariège? A Foix, il y a 16 places à l’Auberge du Pont de l’écho, et 6 places au Léo Lagrange. Dans le reste du département, il y a 18 places (22 en hiver) au centre Herisson Bellor, 6 places à Lavelanet et 2 à Saverdun. |
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