Un enfant sur 150 est atteint à la naissance de troubles du spectre autistique (aussi appelés troubles envahissants du développement).
Ces signes de l’autisme sont généralement décelés pendant la petite enfance, ils modifient le développement du cerveau, ce qui entraine inéluctablement l’altération du langage, des échanges et de la communication.
Le premier ministre a accordé le label «grande cause nationale» à l’autisme pour l’année 2012.
Un geste symbolique mais surtout la reconnaissance du combat associatif mené sur le terrain.
Nous avons rencontré Corinne Poplineau et Abel Fernandes, respectivement présidente et vice-président de l’association «Autisme Ariège» qui depuis 2009 aide les parents d’enfants autistes à constituer des dossiers ou à trouver une solution de prise en charge adaptée.
Selon eux le diagnostic est crucial, plus il est précoce, plus l’enfant a des chances de bénéficier d’une prise en charge avec des thérapies comportementales et développementales.
«Actuellement et dans le meilleur des cas c’est à l’âge de 5-6 ans que le diagnostic est posé», explique Corinne Poplineau qui dénonce le lobbying psychanalytique et la difficulté de changer en France les mentalités.
«Ces thérapies existent depuis 40 ans aux Etats Unis, au Québec ou en Belgique, la France est le seul pays qui ne favorise pas cette prise en charge.
Ici la réponse à cette forme de handicap passe les CMP, CAMPS, IME, hôpitaux de jour et autres structures d’enfermement…» se désole le présidente de l’association, également maman d’un petit garçon autiste de 10 ans.
Selon la jeune femme «l’école est le meilleur endroit pour le développement de l’enfant: mon fils est scolarisé à mi-temps en classe de CE2, il sait lire, compter, comprend les problèmes…
Il faut faire découvrir aux parents qu’il y a d’autres alternatives à l’enfermement»
Abel a aussi un jeune adolescent autiste mais il n’a pas hésité dès que le diagnostic est tombé à changer de travail pour l’accompagner plusieurs fois par semaine au CERESA (Centre Régional d’Education et de Services pour l’Autisme en Midi-Pyrénées) à Toulouse.
Là-bas le petit Antoine bénéficie des méthodes «Teacch» et «ABA», il est suivi par un orthophoniste pour une prise en charge globale en fonction de ses besoins: «Nous nous sommes battus pour qu’il reste à l’école
Il a pu acquérir des compétences de lecture ce qui lui a permis d’ouvrir de nouveaux horizons»
Abel reconnait que le parcours est souvent difficile pour les parents qui ne peuvent avoir d’autre choix que les institutions.
Aujourd’hui il se bat pour faire connaitre et reconnaitre les autres méthodes de prise en charge.
Il espère que cette année 2012 permettra de faire tomber un certain nombre de tabous.
Il travaille avec Corinne sur un projet de plate-forme qui permettrait à terme de proposer aux enfants et aux adultes autistes mais aussi aux familles un accompagnement spécifique et individuel du handicap avec le soutien de professionnels (psychologues, orthophonistes, aidants à l’école, etc…) et des structures existantes (comme la maison départementale du handicap).
«La loi de 2005 reprise par la haute autorité de santé (HAS) préconise cette prise en charge
Notre association va recruter une psychologue et nous serons en mesure dès le mois prochain de proposer des séances psycho-éducatives à la maison ou ici au local de l’association»
Association Autisme Ariège
Corinne Poplineau: 06 12 21 00 24
Abel Fernandes: 05 61 02 91 25
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